Sondage Léger - FTQ : S'ils en avaient le choix, 37 % des non-syndiqués préféreraient être syndiqués - Quant aux syndiqués, 81% veulent le demeurer

Montréal, 24 mars 2001 - Un sondage de Léger Marketing réalisé pour le compte de la FTQ révèle que 37 % des non-syndiqués au Québec préféreraient être syndiqués s’ils en avaient le choix. C’est là une forte augmentation de 10 points de pourcentage par rapport au dernier sondage CROP-FTQ sur le sujet réalisé en juin 1998, qui donnait un pourcentage de 27 %. Quant aux personnes déjà syndiquées, 81 % d’entre elles préfèrent le demeurer, comparé à 70 % lors du sondage de 1998.

Au total, plus de la moitié (50,3 %) de la population active préférerait être syndiquée si le choix lui en était offert. Cette proportion monte à 55 % chez les femmes et à 57 % chez les jeunes de moins de 25 ans.

À propos des non-syndiqués qui préféreraient être syndiqués s’ils en avaient le choix, le président de la FTQ, M. Henri Massé, observe : « Ce sont les résultats les plus encourageants depuis que cette question est posée par CROP, soit depuis 1991. Seulement 12 % des non-syndiqués désiraient alors devenir membres d’un syndicat. Ce pourcentage a grimpé régulièrement pour tripler à 37 % aujourd’hui. »

Le sondage de la firme Léger Marketing a été effectué du 7 au 12 février auprès de 1005 personnes. Un échantillon de cette taille est précis à 3,4 points de pourcentage près, 19 fois sur 20. Les résultats ont été rendus publics aujourd’hui à Montréal lors du grand colloque organisé par l’UQAM sur La FTQ, ses syndicats et la société québécoise.

Pas facile de se syndiquer
Plus de la moitié des répondants (57 %) estime qu’il est aujourd’hui difficile pour un groupe de salariés de se syndiquer, comparé à 54 % lors du sondage de 1998. Près d’une personne sur cinq (18 %) considère même que cela est très difficile.

Le syndicalisme nécessaire
Le sondage Léger-FTQ révèle que 72 % des Québécois estiment que le syndicalisme est toujours nécessaire de nos jours, comparé à 67 % lors du sondage de 1998. Cette proportion atteint un total impressionnant de 84 % chez les jeunes de moins de 25 ans. Près du quart des répondants (22 %) et plus du tiers des syndiqués (36 %) considèrent que le syndicalisme est très nécessaire.

Les intérêts des membres d’abord
Est-ce que les syndicats se préoccupent seulement des intérêts de leurs membres, ou à la fois des intérêts de leurs membres et aussi de ceux de l’ensemble de la population? À cette question, la majorité (60 %) répond que les syndicats se préoccupent seulement des intérêts de leurs membres. Le pourcentage était de 58 % en 1998. Près du tiers (32 %) des répondants estiment que les syndicats se préoccupent des deux également.

Le pouvoir des syndicats
42 % des répondants croient que les syndicats ont juste assez de pouvoir (46 % en 1998). Le même pourcentage (42 %) croient qu’ils en ont trop (35 % en 1998). 16 % estiment que les syndicats n’ont pas assez de pouvoir, contre 13 % à l’époque.

Les répondants syndiqués sont significativement moins nombreux (21 %) à considérer que les syndicats ont trop de pouvoir. Ils sont plus nombreux (52 %) à affirmer que les syndicats ont juste assez de pouvoir.

Le pouvoir des employeurs
Le tiers de la population (32 %) considère que les employeurs ont trop de pouvoir, soit le même pourcentage qu’en 1998. Près de la moitié (49 %) croient qu’ils en ont juste assez (contre 45 %) et 19 % pas assez (contre 17 %).

Les personnes actives sur le marché du travail sont plus nombreuses que les non-actifs à estimer que les employeurs ont trop de pouvoir. Parmi les syndiqués, 54 % estiment que les employeurs ont trop de pouvoir et 42 % juste assez.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente près d’un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://www.ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Fournier
  • lfournier@ftq.qc.ca