Sondage Léger-FTQ : 33 % des travailleurs non syndiqués préféreraient être syndiqués s'ils en avaient le choix – Chez les 18-24 ans, la proportion monte à 63 %

Montréal, le 17 novembre 2004 – Le tiers (33 %) des travailleurs et travailleuses non syndiqués au Québec préféreraient être syndiqués s’ils en avaient le choix, révèle le dernier sondage réalisé pour le compte de la FTQ par la firme Léger Marketing.

« Il y a encore des dizaines de milliers de personnes qui veulent se syndiquer et nous allons tout faire pour répondre à leur désir, comme nous le faisons entre autres pour les employés de Wal-Mart », déclare M. René Roy, secrétaire général de la FTQ.

Le pourcentage de 33 % correspond exactement à la moyenne des réponses obtenues lors des quatre sondages précédents réalisés pour la FTQ depuis 1998. M. Roy note par ailleurs que les jeunes de 18-24 ans sont toujours les plus intéressés à se syndiquer, dans une proportion de 63 %.

Quant aux salariés déjà syndiqués, près des trois quarts (74 %) veulent demeurer syndiqués, ce qui correspond aux résultats des sondages précédents. Cette proportion monte à 77 % chez les syndiqués membres de la FTQ.

Pour ce qui est de la population en général, et pas seulement de la population active, on constate que s’ils en avaient le choix, la moitié des Québécois (50 %, contre 44 %) préféreraient être syndiqués. La proportion monte à 66 % chez les étudiants et à 74 % chez les sans-emploi.

Syndiqué FTQ

Parmi les travailleurs et travailleuses non syndiqués qui préféreraient être syndiqués, les deux tiers (66 %) choisiraient un syndicat de la FTQ, révèle le sondage. Ce pourcentage est en hausse comparé à 55 % en juin 2002 et 52,5 % en octobre 2001. Par ailleurs, parmi les syndiqués qui veulent le demeurer et qui sont membres de la FTQ, 88 % veulent rester membres d’un syndicat de la FTQ.

La facilité ou pas de se syndiquer

L’opinion est très divisée sur cette question : 51 % des Québécois estiment qu’il est difficile pour un groupe de travailleurs de se syndiquer, contre 45 % qui pensent que c’est facile. Pour leur part, les non-syndiqués qui préféreraient être syndiqués croient, dans une proportion de 58 %, qu’il est difficile de se syndiquer.

Nécessité du syndicalisme

Les deux tiers des Québécois (65 %, contre 33 %) estiment que le syndicalisme est « encore nécessaire de nos jours ». Ce résultat est comparable à celui de nos sondages antérieurs. Les répondants syndiqués sont proportionnellement plus nombreux que les non syndiqués (83 % comparé à 60 %) à affirmer la nécessité du syndicalisme. La proportion des répondants favorables monte à 75 % chez les non-francophones, 70 % dans la région de Montréal et 77 % chez les étudiants.

Climat des relations de travail

Plus de la moitié des Québécois (59 %, contre 38 %) estiment qu’il règne actuellement un bon climat de relations de travail au Québec. La qualité du climat des relations de travail est toutefois en déclin de dix points par rapport à notre dernier sondage d’avril 2003, alors que 69 % des répondants (et 73 % des syndiqués) percevaient le climat comme bon. Ce sondage avait été réalisé juste avant l’élection du gouvernement Charest alors que le gouvernement Landry (PQ) était au pouvoir.

Manifestations pour appuyer les revendications

Trois Québécois sur cinq (61 %, contre 35 %) sont favorables à ce que les syndicats aient « parfois recours à des manifestations pour appuyer leurs revendications ». La proportion des répondants favorables est de 76 % chez les syndiqués et de 56 % chez les non-syndiqués. Elle est de 79 % chez les 18-24 ans.

Grève lors des négociations d’un contrat de travail

L’opinion est très divisée (52 % pour, 46 % contre) quant au recours possible des syndicats à la grève « lors des négociations d’un contrat de travail ». La proportion des répondants favorables monte à 64 % chez les syndiqués et à 61 % chez les 18-24 ans. Les hommes sont favorables à la grève à 56 %, les femmes défavorables à 51 %.

Grève générale

L’opinion est totalement divisée (49 % pour, 49 % contre) quant au recours possible des syndicats à la grève générale « pour protester contre des politiques gouvernementales qu’ils considèrent nuisibles pour leurs membres ». La proportion des répondants favorables monte à 63 % chez les syndiqués, à 61 % chez les 18-24 ans, à 56 % chez les 25-34 ans et à 68 % chez les étudiants.

Privatisation des services publics

Enfin, concernant une question de grande actualité, plus de la moitié des Québécois (58 %, contre 37 %) sont défavorables à ce que le gouvernement du Québec cède au secteur privé la gestion des services publics comme la santé, l’éducation et les transports. La proportion des répondants défavorables monte à 69 % chez les syndiqués, comparé à 55 % chez les non-syndiqués.

Ce sondage FTQ-Léger Marketing a été réalisé du 29 septembre au 3 octobre 2004 auprès de 1003 répondants. Un échantillon de cette taille est précis à 3,4 points de pourcentage près, 19 fois sur 20.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Fournier
  • lfournier@ftq.qc.ca