Reprise de la session parlementaire La FTQ rend publiques ses priorités

Montréal, le 11 février 2013. − Alors que l’Assemblée nationale s’apprête à reprendre la session parlementaire interrompue le 7 décembre dernier, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) tient à rendre publiques ses préoccupations pour la prochaine session.

Tout d’abord, la FTQ estime que le rapport promis cet hiver sur les travaux du comité D’Amours sur l’avenir des régimes de retraite doit faire partie des priorités du gouvernement. « On sait que le comité s’est donné pour tâche de tenter de promouvoir la sécurité financière à la retraite des Québécois et Québécoises en même temps que d’assurer la pérennité des régimes de retraite. Nous jugerons l’arbre à ses fruits, mais quand on sait qu’à l’exception d’une seule province, toutes les autres sont d’accord pour bonifier les régimes publics de retraite, nous comprendrions mal que l’ensemble des forces politiques, gouvernement et partis d’opposition confondus, ne soit pas favorable à un tel objectif », a dit le secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer.

Un chantier sur la gratuité scolaire

La centrale syndicale est également préoccupée par l’issue du Sommet sur l’enseignement supérieur. « Chez nous, à la FTQ, nous avons une position presque séculaire en faveur de la gratuité scolaire. Bien que la ligne droite soit le plus court chemin entre deux points, il arrive que la vie nous oblige à zigzaguer et le chemin devient parfois tortueux avant d’atteindre la destination. À ce moment-ci, il est peut-être illusoire d’exiger la gratuité scolaire, mais un gel permettrait, sans aucun doute, de garder le cap sur l’objectif. Deux jours seront sans doute insuffisants pour vider la question : pourquoi ne pas lancer l’idée d’un vaste chantier de travail pour disposer de la question de la gratuité une fois pour toutes ?

« Dès maintenant, ce qui doit être exprimé haut et fort, c’est que l’accessibilité à l’éducation, à tous les niveaux, est un droit universel et que la grosseur du porte-monnaie n’a rien à y voir. Et cette éducation doit être de qualité afin de former et de développer les talents et les capacités des générations actuelles et futures. Pour ce faire, on n’insistera jamais assez sur la nécessité de la formation continue », a poursuivi le dirigeant syndical.

Le choix du déficit zéro : un mauvais calcul

Regrettant la décision du gouvernement Marois de viser rapidement le retour au déficit zéro plutôt que d’en reporter l’échéance − ce qui aurait donné une marge de manœuvre aux finances publiques −, la FTQ souhaite que le Forum sur les redevances annoncé par le gouvernement soit l’occasion de discuter d’un nouveau système fiscal afin que le Québec tout entier et sa population puissent retirer la part qu’il leur revient dans l’exploitation de ressources qui leur appartiennent, et qu’ils puissent en faire profiter la société.

« Nous l’avons répété à plusieurs occasions, a dit Daniel Boyer, le développement local et régional du Québec doit passer par la deuxième et la troisième transformation, qu’il s’agisse des secteurs minier ou forestier. Il en va de la stimulation du secteur manufacturier et de la diversification réelle du tissu productif des régions. »

L’assurance-emploi : Québec doit intensifier les pressions sur Ottawa

Finalement, la FTQ se félicite de l’action prise par le gouvernement du Québec contre la réforme de l’assurance-emploi des conservateurs, qui s’attaque aux moins favorisés et aux plus démunis, notamment dans les provinces de l’est du Canada. « La FTQ sera aux barricades, c’est certain. Pour nous, c’est un dossier incontournable et nous soutenons l’action du Québec. Le gouvernement Harper doit comprendre que trop, c’est trop ! », a conclu le secrétaire général de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

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Source : FTQ
Renseignements : Jean Laverdière, 514 893-7809