Réponse gouvernementale aux revendications de la Marche mondiale des femmes - Appel syndical à la mobilisation pour le 14 octobre à Montréal

Montréal, vendredi 13 octobre 2000 – C’est un appel à la mobilisation que lancent les organisations syndicales CSD, CSN, CSQ, FTQ, FIIQ, SFPQ et SPGQ pour le rassemblement de la Marche mondiale des femmes à Montréal, samedi le 14 octobre à 12 h. Les sept organisations, qui représentent ensemble plus d’un million de travailleuses et de travailleurs, donnent leur appui à la Fédération des femmes du Québec qui faisait un tel appel hier après avoir reçu une réponse gouvernementale très décevante aux revendications légitimes de la Marche des femmes.

Alors que le Québec connaît une croissance économique soutenue, les organisations syndicales considèrent notamment que la hausse du salaire minimum de 0,10 $ est ridicule, alors qu’il est connu qu’un salaire minimum de 8,50 $ (tel qu’exigé par la Marche) correspond au seuil de faible revenu défini par Statistique Canada. « Comment ce gouvernement peut-il affirmer que les entreprises ne peuvent pas faire mieux? Si ce n’est pas le temps maintenant, quand est-ce que ce sera le cas? Il est déplorable de constater que ce gouvernement d’allégeance dite social-démocrate ne soit pas plus sensible à ce que les gens vivent », ont exprimé les organisations syndicales.

Les quatre centrales syndicales CSD, CSN, CSQ, FTQ et la FIIQ, le SFPQ et le SPGQ ne peuvent cautionner le fait que les réponses gouvernementales encouragent nécessairement les gens à petit salaire et les personnes vivant de l’aide sociale à recourir à l’industrie de la charité pour remplir leur panier d’épicerie et se vêtir. « Alors que l’économie va mieux, on constate pourtant que le gouvernement se désengage de plus en plus; ce qui a pour effet, et personne ne peut le nier, qu’il y a de plus en plus de pauvres et plusieurs de ceux-ci le sont même s’ils travaillent. Selon nous, au-delà de la pauvreté, il y a cet effet pervers d’une acceptation tranquille de l’idée que la pauvreté est tolérable. Nous continuerons donc à travailler à ce que le Québec se dote d’une loi-cadre pour l’élimination de la pauvreté », ont indiqué les organisations syndicales.

Par ailleurs, le rassemblement de samedi devient une première occasion de démontrer la mobilisation des femmes à ne pas plier et à poursuivre leur idéal d’un monde sans pauvreté et sans violence. Et la CSD, la CSN, la CSQ, la FTQ, la FIIQ, le SFPQ et le SPGQ y seront.

Source

  • CSD-CSN-CSQ-FTQ-FIIQ-SFPQ-SPGQ
  • http://www.ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Fournier, FTQ
  • lfournier@ftq.qc.ca