Rencontre annuelle des membres FTQ des comités de francisation sur le thème Mettons le français au travail : « Trop d'entreprises n'ont pas encore leur certificat de francisation » — René Roy, secrétaire général de la FTQ

Montréal, le 19 mars 2004 — « Après plus d’un quart de siècle d’application de la Loi 101, près du tiers des entreprises de 50 salariés et plus au Québec n’ont pas encore de certificat de francisation. Pire, dans un secteur de pointe comme l’aéronautique et l’aérospatiale, la presque totalité des entreprises n’ont pas encore obtenu leur certificat de francisation », a déclaré aujourd’hui le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy.

M. Roy a fait cette sortie lors de la rencontre annuelle des membres FTQ des comités de francisation, à Montréal, sur le thème Mettons le français au travail. Rappelons que les entreprises de 100 salariés et plus doivent obligatoirement se doter d’un comité de francisation, dont la moitié des membres sont des représentants des travailleurs et travailleuses. La FTQ est présente dans plus de 500 de ces comités et a acquis une expertise certaine sur le terrain même des opérations.

« Le français au travail, c’est le nerf de la guerre, dit M. Roy. Or, le français est en péril dans beaucoup de milieux de travail, en particulier dans la région de Montréal. Nous avons fait des progrès mais rien n’est jamais acquis. Si plusieurs employeurs ont manifesté une grande ouverture, parfois aiguillonnés par les syndicats, en revanche un très grand nombre se font encore tirer l’oreille. »

De l’oxygène

« Nos gains sont incroyablement précaires en raison de la force massive d’attraction de l’anglais, de la mondialisation de l’économie, de l’arrivée des nouvelles technologies de l’information et des communications et du poids des transferts linguistiques chez les allophones », indique le secrétaire général de la FTQ.

M. Roy lance un appel au gouvernement Charest afin qu’il débloque des ressources financières pour faciliter le travail des comités de francisation et, aussi, de l’Office québécois de la langue française : « Il faut nous donner de l’oxygène si on veut gagner la bataille du français », dit-il.

Plainte contre Brent Tyler

Par ailleurs, la FTQ a donné son appui à l’Office qui a porté plainte auprès du Barreau du Québec contre Me Brent Tyler en raison des propos offensants qu’il a tenus récemment, alors qu’il s’est permis de demander publiquement au gouvernement de « rappeler ses chiens », c’est-à-dire les inspecteurs de l’Office chargés de faire respecter la Charte de la langue française.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Fournier
  • lfournier@ftq.qc.ca