Réaction de la FTQ aux nouvelles mesures de Québec sur l’aide sociale

« Nous prenons acte de la volonté du gouvernement d’améliorer le sort des plus démunis. Cependant, la FTQ jugera de la valeur de l’arbre à ses fruits »
— Michel Arsenault, président de la FTQ

Montréal, le 28 mai 2013. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) sera incontestablement du côté du gouvernement Marois si ce dernier entreprend véritablement une lutte à la pauvreté. La FTQ salue la détermination avec laquelle le gouvernement entend revoir les façons de faire de manière à briser le cycle de la pauvreté. « Cependant, a dit le président de la centrale syndicale, Michel Arsenault, nous jugerons de la valeur de l’arbre à ses fruits. Nous avons si souvent vu des promesses annoncées avec vigueur, mais sans jamais voir de résultats, qu’il faut se garder une certaine réserve. »

Le dirigeant syndical ajoute qu’il comprend bien l’enjeu des 700 000 emplois à pourvoir dans un proche avenir, mais il insiste sur le fait que cela ne peut être réalisé au détriment du respect des droits et des libertés des personnes. « À la FTQ, nous partageons entièrement l’intention de faire sortir les jeunes (et les moins jeunes) de l’aide sociale lorsqu’ils sont aptes à travailler, mais encore, il faut leur offrir des emplois qui les valoriseront et qui les feront cheminer vers un environnement intéressant. Nos 600 000 membres ont pu, à travers le temps et à l’aide de leur syndicat respectif, améliorer des conditions de travail souvent désuètes. Ce n’est pas aujourd’hui que nous allons encourager l’emploi à tout prix, et dans n’importe quelle condition! »

Michel Arsenault insiste sur l’état des conditions de travail en rappelant que plusieurs des syndicats affiliés à la FTQ ont maille à partir avec plusieurs employeurs qui n’ont que faire des conditions de vie et de travail de personnes déjà en emploi. « Je pense particulièrement aux travailleuses domestiques, à ceux et celles qui occupent des emplois saisonniers dans le secteur agricole, aux autres qui sont embauchés par des agences de placement… », a-t-il conclu.

La FTQ est par ailleurs heureuse de constater qu’Emploi-Québec jouera un rôle positif dans le processus, et que les données relatives à ses activités seront rendues publiques. La FTQ salue également les consultations auprès du Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.