Réaction de la FTQ au taux de chômage du Québec : « La bataille n'est pas encore gagnée »

Montréal, le 9 septembre 2005 — À la suite de la divulgation, ce matin, des données mensuelles de Statistique Canada sur l’emploi, le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy, a émis la déclaration suivante :

« Alors que le marché du travail avait fait preuve d’atonie pendant la période hivernale, je constate avec une certaine satisfaction que ce dernier s’est redressé depuis le début de l’été. Il s’est créé 16 900 emplois au Québec en août, soit une augmentation de 0,5 % comparativement au mois précédent. Certes, la hausse mensuelle demeure modeste mais elle a été le fait d’emplois à temps plein, ce qui est positif.

« Mais cette embellie reste fragile. Il s’est créé depuis le début de l’année 31 700 emplois, soit une augmentation de 0,9 %, ce qui est inférieur au taux annuel de 1,7 % enregistré en 2004 et bien en-deçà de celui de 2002 où le marché du travail a connu une performance époustouflante de 3,7 %! »

« Une autre note discordante est que le taux de chômage mensuel demeure inchangé à 8,4 %. Certes, le maintien du chômage au niveau actuel s’explique essentiellement par une forte activité des personnes à la recherche d’un emploi.

« En août, près de 18 600 personnes ont intégré la population active car elles estimaient que leurs perspectives de se trouver un emploi s’étaient améliorées. Le problème, c’est que l’économie québécoise ne crée pas suffisamment d’emplois pour absorber tous ces nouveaux arrivants.

« Globalement, la FTQ a de vives inquiétudes quant à l’évolution future de l’emploi. Plusieurs facteurs affectent déjà ou affecteront négativement la vitalité de l’économie du Québec. Les conséquences de l’ouragan Katrina ralentiront vraisemblablement la croissance économique américaine et par ricochet la nôtre.

« L’envolée des prix du pétrole heurte de plein fouet des pans entiers de l’économie et grève sérieusement les budgets des citoyens et citoyennes. La vigueur du dollar canadien pèse lourd sur les exportations manufacturières et la vive concurrence chinoise ajoutent aux difficultés de ce secteur. Enfin, la récente hausse des taux d’intérêt de la Banque du Canada arrive à un bien mauvais moment pour le Québec dont l’économie a besoin d’un coup d’accélérateur.

« J’invite les gouvernements à agir rapidement et à mettre en œuvre les mesures budgétaires qui s’imposent pour permettre aux entreprises ainsi qu’aux travailleurs et travailleuses de traverser les prochains mois qui s’annoncent ardus et pour relancer la création d’emplois. »

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Cauchy
  • lcauchy@ftq.qc.ca