Réaction de la FTQ au rapport de l'Institut de la statistique du Québec : il est plus que temps de laisser tomber les préjugés contre les salariés du secteur public québécois

Montréal, le 28 novembre 2003 — « Le dernier rapport de l’Institut de la statistique du Québec vient confirmer clairement le retard croissant des salariés du secteur public sur toutes les autres grandes catégories de salariés québécois en matière de salaire et de rémunération globale », a déclaré aujourd’hui M. Raymond Forget, vice-président de la FTQ et coordonnateur des négociations pour les 55 000 membres des syndicats de la FTQ dans les secteurs public et parapublic québécois. « Il est donc plus que temps que tombent les préjugés, encore bien présents dans la population, voulant que les salariés du secteur public bénéficient de conditions plus avantageuses que dans les autres secteurs. »

« Si l’on prend la catégorie la plus représentative, soit celle de l’ensemble des autres salariés québécois, on constate que leur salaire est en avance de 10,3 % sur celui du secteur public. Même lorsqu’on compare l’ensemble de la rémunération globale en prenant en considération, en plus du salaire, tous les avantages sociaux, les heures de travail etc., les autres salariés québécois sont toujours en avance de façon importante sur les salariés du secteur public. Le retard est alors de 6,8 % », indique M. Forget.

« Les demandes salariales en vue du renouvellement des conventions collectives des syndiqués du secteur public sont, dans ce contexte, plus que raisonnables. Ces demandes comprennent justement une partie de rattrapage pour combler un écart tout à fait injustifiable », conclut M. Forget.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Fournier
  • lfournier@ftq.qc.ca