Réaction de la FTQ au premier budget Marois : Un budget équilibré, mais peu généreux pour lutter contre la pauvreté

Montréal, 29 mars 2001 - Le président de la FTQ, M. Henri Massé, et le secrétaire général, M. René Roy, ont émis la déclaration suivante en réaction au premier budget de la ministre des Finances du Québec, madame Pauline Marois :

« Pour une première, la ministre Pauline Marois nous a concocté un bon budget, plutôt bien équilibré, lui permettant d’agir sur plusieurs plans, fait savoir le président de la FTQ, M. Henri Massé. Mais les 300 millions $ consacrés à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sont bien peu en proportion des milliards distribués. »

« Nous nous attendions à beaucoup plus à ce chapitre de la part d’une ministre et d’un gouvernement qui se disent sociaux-démocrates, ajoute Henri Massé. Le premier ministre Bernard Landry nous avait pourtant fait miroiter autre chose dans son discours inaugural ».

Des bonnes notes

Du côté des bonnes notes, monsieur Massé salue d’abord les investissements majeurs dans la santé (2 milliards $) et dans l’éducation (730 millions $), dans la poursuite des efforts entrepris l’an passé, tel que la centrale le réclamait.

Régions-ressources

Le président de la FTQ se dit particulièrement satisfait de la décision d’investir 800 millions $ dans le soutien aux régions-ressources, avec un programme de crédits d’impôt pour les entreprises vouées à la deuxième et à la troisième transformation. La FTQ avait d’ailleurs appuyé, l’an dernier, l’instauration d’un crédit remboursable de 40 % pour compenser les coûts liés à l’accroissement de la masse salariale des entreprises de fabrication d’équipements spécialisés destinés à l’industrie de l’aluminium, dans la région du Saguenay – Lac-Saint-Jean.

Le budget confirme aussi la création d’un fonds minier de 50 millions $, auquel le Fonds de solidarité de la FTQ contribuera.

La FTQ salue aussi le versement de 500 millions $ consentis au remboursement de la dette, « un message encourageant pour les jeunes et les générations futures ». Les 3,5 milliards $ consacrés à la réduction des impôts sont également une mesure remarquée par la FTQ puisqu’elle vise essentiellement à réduire le fardeau fiscal des plus démunis et de la classe moyenne.

Infrastructures et emplois

Pour sa part, le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy, se dit déçu du fait qu’aucune somme ne soit consacrée aux infrastructures, un dossier cher à la centrale. « Nous nous étions réjouis l’an dernier du fonds de 290 millions $ à ce chapitre, souligne monsieur Roy. Pourtant, ces investissements contribuent au bon fonctionnement des industries et des commerces. Les effets de tels programmes sont reconnus sur la croissance économique et la création d’emplois. »

Concernant les 155 millions $ additionnels qui seront investis cette année dans le réseau routier, M. Roy trouve la somme insuffisante, considérant les énormes besoins de restauration de nos routes.

Comme la fourmi

Enfin, la FTQ aurait souhaité la mise sur pied d’un véritable fonds de stabilisation en prévision d’un ralentissement de l’économie. . « Il nous semble que le gouvernement aurait dû suivre l’exemple de la fourmi et profiter d’une situation économique favorable pour engranger, en prévision de périodes plus difficiles, mentionne le secrétaire général, René Roy. Ainsi, les réseaux de la santé et de l’éducation seraient à l’abri des fluctuations économiques et des difficultés qu’ils subissent depuis plusieurs années. »

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Fournier
  • lfournier@ftq.qc.ca