Réaction de la FTQ au décès de son ex-président «Louis Laberge a été l'un des plus grands syndicalistes dans l'histoire du Québec» --- Henri Massé et René Roy

Le 19 juillet 2002 — «Louis Laberge a été un leader syndical exceptionnel, un bâtisseur qui a marqué à tout jamais l’histoire du mouvement ouvrier au Québec. Il fut l’un des plus grands, sinon le plus grand des syndicalistes dans l’histoire du Québec contemporain», ont déclaré aujourd’hui MM. Henri Massé et René Roy, respectivement président et secrétaire général de la FTQ.

MM. Massé et Roy ajoutent : «Président de la FTQ durant vingt-sept ans, de 1964 à 1991, Louis Laberge a littéralement bâti la FTQ comme centrale syndicale québécoise, une centrale forte, unie, mais respectueuse de la diversité de tous ses syndicats. Il a contribué a en faire, et de loin, la plus grande centrale syndicale au Québec. C’est là sa plus grande réalisation. Quant à sa deuxième grande réalisation, c’est bien sûr le Fonds de solidarité de la FTQ, une institution financière syndicale unique en son genre en Amérique du Nord.»

Pour les dirigeants de la FTQ, «Louis Laberge a été le grand artisan de la politique de présence de la FTQ dans tous les lieux de concertation et de décision au Québec. Il a fait de la FTQ un partenaire social de première importance, incontournable. Par ailleurs, il a mené de grandes luttes syndicales, très dures dans les années soixante-dix, qui l’ont même conduit à l’emprisonnement à la suite de la grève du Front commun syndical dans le secteur public en 1972. Il savait souffler le chaud et le froid, comme tout bon syndicaliste.

«Ce que beaucoup retiendront de Louis, c’est qu’il était profondément humain et près des gens. Il était proche de la base et c’est pourquoi il était tellement aimé des membres de la FTQ, qui lui ont fait confiance pendant plus d’un quart de siècle. En plus de son grand coeur, il avait aussi une intelligence très vive qui lui permettait de comprendre les choses vite et, aussi, de régler les problèmes. C’était un homme qui cherchait des solutions et qui en trouvait.

«Nul ne peut aujourd’hui et nul ne pourra dans l’avenir parler de la FTQ sans parler de Louis Laberge, qui fut son plus grand président.»

Réaction de Fernand Daoust

«Le syndicalisme au Québec perd l’un de ses grands bâtisseurs et je perds, quant à moi, un compagnon de route extraordinaire de plus d’un quart de siècle», a déclaré M. Fernand Daoust, qui fut secrétaire général de la FTQ pendant 22 ans alors que Louis Laberge en était le président. «Nous avons formé ce qu’on a appelé le plus vieux couple du mouvement syndical», dit M. Daoust, qui a succédé à Louis Laberge comme président de la centrale. «Louis fut un mélange exceptionnel de pragmatisme et d’idéalisme et c’est ce qui faisait sa force. Il a marqué profondément la FTQ et tout le mouvement syndical.»

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.