PRIORITÉ - PRÉVENTION - PARTOUT : Coup d'envoi à une campagne intersyndicale unitaire

Montréal, 13 septembre 2000 - Les quatre centrales syndicales, la CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ, ont tenu ce matin, à Montréal, un grand rassemblement intersyndical, comme coup d’envoi à une campagne unitaire de mobilisation pour revendiquer la prévention dans tous les milieux de travail.

Sous le thème PRIORITÉ – PRÉVENTION- PARTOUT, plus de 600 membres des quatre centrales syndicales ont pris connaissance du plan d’action qui prévoit des interventions publiques et des manifestations intersyndicales dans chaque région du Québec au cours des prochains mois.

De plus, vers 14 h, une manifestation conduite par les quatre dirigeants des centrales syndicales, M. François Vaudreuil de la CSD, M. Marc Laviolette de la CSN, Mme Monique Richard de la CSQ et M. Henri Massé de la FTQ, se déroulera devant les bureaux de la CSST et du premier ministre Lucien Bouchard.

Rappelons qu’en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité du travail, promulguée en 1979, seulement deux groupes d’activité économique sur six sont reconnus prioritaires. Concrètement, cela signifie qu’au Québec, 86,4 % des travailleuses et des travailleurs sont privés des mécanismes paritaires de prévention en santé et sécurité du travail prévus dans la loi. De même, 85 % des femmes en emploi se retrouvent dans les secteurs non réglementés par la CSST.

« Il appartient maintenant au mouvement syndical de se mobiliser et d’utiliser cette force de frappe afin que toutes les dispositions de la Loi sur la santé et la sécurité du travail s’appliquent à l’ensemble des travailleuses et des travailleurs. Nous réclamons les mêmes droits pour tout le monde, syndiqués ou non. Vingt ans plus tard, le temps de la discrimination, des inégalités est révolu particulièrement en santé et sécurité du travail », a déclaré, lors d’une conférence de presse, le porte-parole des organisations syndicales, M. François Vaudreuil, président de la CSD.

Les organisations syndicales réclament le droit à des programmes de prévention, à des comités paritaires de santé et sécurité, à un minimum de représentants des travailleurs sur ces comités et à un nombre minimum d’heures de libération payées pour effectuer le travail de prévention. Le gouvernement a d’ailleurs reconnu ces droits dans l’entente négociée en 1987 avec les travailleuses et travailleurs de la fonction publique.

Source

  • CSD- CSN-CSQ-FTQ
  • http://www.ftq.qc.ca

Renseignements

  • Carole Clément, FTQ
  • cclement@ftq.qc.ca