« Prendre la mondialisation par le bon bout, un défi pour la FTQ » - Henri Massé, président de la FTQ

« On aura beau lire toutes les savantes thèses des économistes, des analystes financiers ou autres sur la mondialisation, au bout du compte, ce sont nos membres et leurs familles qui en vivent les effets au quotidien, a fait valoir le président de la FTQ, M. Henri Massé, à l’ouverture du congrès du Conseil régional FTQ de l’Estrie, à Rock Forest ce matin. Ce sont les travailleurs qui sont à même de formuler des pistes de solution concrètes, par le biais de leurs organisations syndicales, face aux injustices sociales et aux iniquités économiques engendrées par une certaine conception de l’économie qui évacuerait toute idée de justice sociale. »

Le congrès du Conseil régional FTQ de l’Estrie se tient les 4 et 5 octobre 2001 sous le thème « Les effets de la mondialisation au quotidien ». Outre l’allocution du président de la FTQ, l’économiste Bernard Élie de l’UQAM y prononcera une conférence « Pour mieux comprendre la mondialisation ». Enfin une table ronde sur « Les impacts de la mondialisation » réunira M. Pierre Dupuis, directeur québécois du SCFP, M. Gilles Chapadeau, de Union Network International et M. Michel Arsenault, directeur québécois des Métallos.

Rappelant que le prochain congrès de la FTQ se tiendra, fin novembre, sous le thème « Vers un syndicalisme sans frontières », le président de la FTQ a précisé que les débats s’y tiendraient à partir d’expériences locales et régionales très concrètes des travailleuses et des travailleurs. « On n’a qu’à penser aux conséquences très concrètes subies par nos membres dans l’industrie du camionnage, du tourisme, de l’import-export dans l’Estrie, suite au resserrement des contrôles douaniers récemment dans la foulée des attentats du 11 septembre aux États-Unis. Nos économies sont de plus en plus interdépendantes et des événements comme ceux-là nous en donnent la pleine mesure ».

Soulignant la participation massive des membres de la FTQ au Sommet des peuples des Amériques et à la manifestation qui a suivi, en avril dernier, M. Massé a salué le travail de sensibilisation et d’information des dirigeants syndicaux au niveau régional et local. « Il y a un an à peine, plusieurs étaient sceptiques quant à notre capacité de mobiliser sur un thème qui apparaissait difficilement explicable en termes simples comme la mondialisation. Le succès de cette mobilisation a bien démontré que les travailleurs sont intéressés à revoir les façons de faire syndicales, à tisser des liens solides avec les syndicats ailleurs dans le monde, à donner un visage humain, social, à cette mondialisation ».

Abordant la question de l’équité salariale, et la date butoir du 21 novembre pour que les travaux en équité soient terminés dans les milieux de travail, le président de la FTQ a rappelé que plus du tiers des quelque 500 000 membres de la FTQ sont des femmes. « Nous allons nous assurer qu’il n’y ait aucun report de cette échéance et nous talonnerons sans relâche les entreprises et organismes qui tenteront de contourner l’esprit et la lettre de la Loi sur l’équité salariale adoptée il y a déjà quatre ans. Nous voulons du concret et pas seulement des déclarations de principe dans ce dossier », a insisté M. Massé.

Enfin, le président de la FTQ a souligné que la question de l’intégration des jeunes dans les structures syndicales, dans les milieux de travail, fera l’objet de débats au congrès de la FTQ à l’occasion de l’adoption d’une importante déclaration de politique jeunesse. « Les débats sont déjà très bien amorcés dans nos rang sur cette question qui a été l’objet d’un colloque avant notre participation active au Sommet du Québec et de la jeunesse l’an dernier », a conclu M. Henri Massé.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Cauchy
  • lcauchy@ftq.qc.ca