Politique Jeunesse : « Un engagement tenu qui devra être rapidement suivi d'un plan d'action » - Henri Massé, président de la FTQ

Montréal, 29 mai 2001 - Pour la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), le dépôt aujourd’hui de la Politique Jeunesse par le premier ministre Bernard Landry et le ministre d’État à l’Éducation et à la Jeunesse, François Legault, constitue un des aboutissements majeurs du Sommet du Québec et de la Jeunesse.

« À la FTQ, nous sommes satisfaits de cet engagement tenu par le gouvernement, dans un délai raisonnable, dit le président de la centrale, Henri Massé. C’est un grand pan du Sommet qui vient de nous être livré. Par contre, nous ne pourrons être vraiment satisfaits qu’au moment où le plan d’action qui doit suivre aboutira, c’est-à-dire comme prévu, d’ici un an, pour que les jeunes en voient la vraie couleur dans la vie de tous les jours. »

Par cette politique, l’État reconnaît que la législation n’est pas adaptée aux nouvelles réalités du marché du travail qui forcent trop souvent les jeunes – et beaucoup les femmes – à se contenter d’emplois atypiques, par exemple à temps partiel, sur appel, à contrat. « Si le gouvernement veut vraiment livrer la marchandise, il devra prendre les mesures nécessaires pour contrer les effets des transformations du marché du travail sur les jeunes qui sont peu ou pas protégés par les lois du travail actuelles, ajoute Henri Massé. L’État a d’ailleurs de l’ouvrage à faire dans sa propre cour pour régler le nombre effarant d’emplois précaires, notamment dans le secteur de la santé où plus de la moitié des effectifs, soit environ 100 000 travailleurs et travailleuses, des jeunes pour la plupart, ne détiennent pas d’emploi à temps plein! »

Les impacts sur les jeunes : une clause
La Politique québécoise de la jeunesse comporte plusieurs éléments qui retiennent l’attention de la FTQ. Au cœur de l’action gouvernementale à l’égard de la jeunesse, une clause d’impact jeunesse sera introduite dans les mémoires présentés au Conseil des ministres. « C’est une revendication très importante des groupes de jeunes qui a été soutenue par la FTQ et qui fait en sorte que les impacts potentiels de tout projet du gouvernement sont identifiés et analysés pour tenir compte de la jeunesse actuelle et future », soutient Jacques Théoret, conseiller au dossier jeunes à la FTQ qui a participé aux travaux.

De plus, un comité de suivi de la politique jeunesse sera mis sur pied pour participer à l’élaboration du plan d’action en découlant. Il s’agit d’un mécanisme de concertation formé exclusivement de jeunes qui aura aussi pour mandat de conseiller le ministre responsable à la jeunesse, d’identifier des cibles à atteindre ainsi que de sensibiliser et mobiliser les partenaires.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente près d’un demi-million de membres, dont 140 000 jeunes de moins de 35 ans.

Source

  • FTQ
  • http://www.ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Fournier
  • lfournier@ftq.qc.ca