Plus de transparence à la SAQ

Montréal, vendredi le 24 février 2006 – La décision de Québec de demander au vérificateur général de se pencher sur le dossier de la SAQ est un pas dans la bonne direction. Cependant, la FTQ aurait aimé que le vérificateur ait un mandat plus large afin de faire la lumière sur toutes les pratiques commerciales et administratives de la SAQ qui soulèvent la controverse depuis quelques semaines.

Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain

Pour la FTQ, il est clair que plusieurs ajustements à la gestion et et à la transparence doivent être faits le plus rapidement possible afin de rassurer la population.

Par ailleurs, le président de la FTQ, M. Henri Massé, lance un cri d’alarme face au lobby qui réclame la privatisation et qui semble prendre une ampleur exagérée : « Tous les exemples de privatisation dont nous disposons en Amériques du Nord, particulièrement en Alberta, nous indiquent qu’il y a eu une augmentation des prix, une diminution de la qualité des services, une baisse de la sélection réellement disponible sur les tablettes et une diminution des conditions de travail dans l’industrie. »

Pour la directrice québécoise du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) qui représente plus de 800 travailleurs à la SAQ, madame Lucie Richard : « Il est faux de penser que les revenus de l’État pourraient rester les mêmes. Et, à ce titre, l’exemple de l’Alberta est éloquent, la province perd quelque 90 millions de dollars par année dans cette aventure. Quel est le réel intérêt de donner au privé une entreprise rentable pour la société québécoise? Poser la question c’est y répondre », de conclure madame Richard.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Jean Laverdière
  • jlaverdiere@ftq.qc.ca