« Pas question de céder à l’antisyndicalisme primaire de cette entreprise milliardaire » – Michel Arsenault, président de la FTQ

Fermeture du centre mécanique de Wal-Mart à Gatineau

Montréal, jeudi 16 octobre 2008 – À l’instar de la fermeture sauvage de son établissement de Jonquière en 2005, Wal-Mart a annoncé ce matin, dans un communiqué laconique émis à partir de Mississauga, Ontario, la fermeture de son centre de pneus et lubrification de Gatineau, deux mois jour pour jour après s’être vu imposer une première convention collective de travail pour les employés du centre.

Nul ne peut se rendre justice soi-même

« Il est grand temps que les législateurs sonnent la fin de la récréation pour cet employeur qui bafoue ouvertement les lois du Québec et qui agit sauvagement comme s’il évoluait dans un État de non-droit. Nul ne peut prendre la justice entre ses mains, pas plus Wal-Mart qu’un autre », a averti le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Michel Arsenault.

« On a déjà vu ce mauvais film à Jonquière, on ne tolérera certainement pas son “remake” à Gatineau. Des vies et des familles ont été brisées par les agissements irresponsables et illégaux de cette entreprise milliardaire qui se croit au Far West des relations du travail », a ajouté M. Arsenault.

Un prétexte cousu de fil blanc

« Le prétexte invoqué par Wal-Mart pour tenter de masquer son attitude antisyndicale, soit une augmentation salariale qui minerait la rentabilité de ses installations, est cousu de fil blanc.

« La convention collective imposée, après plus de trois années de manœuvres dilatoires, d’abord pour faire avorter la syndicalisation des salariés du centre de Gatineau puis pour empêcher la mise en place d’un contrat de travail, ne fait que refléter la moyenne salariale payée à des employés d’établissements analogues effectuant sensiblement les mêmes tâches », a fait valoir pour sa part Louis Bolduc, directeur au Québec des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce et vice-président de la FTQ.

Manœuvre pour miner le droit à la syndicalisation

« Ce n’est pas par hasard si Wal-Mart, dans son communiqué, déplore à nouveau qu’il n’y ait pas eu de vote secret dans le processus d’accréditation à Gatineau en 2005. Il s’agit d’une manœuvre que l’entreprise a tenté d’imposer, en vain, à Jonquière et ailleurs pour miner le processus de syndicalisation », ont rappelé MM. Arsenault et Bolduc.

« Notre réaction est préliminaire et à chaud. Nous allons nous donner le temps d’évaluer les meilleurs moyens pour contrecarrer ce nouvel assaut de Wal-Mart contre les droits élémentaires à la syndicalisation et à la libre négociation », ont conclu les dirigeants syndicaux.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.

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Source : FTQ
Renseignements : Jean Laverdière, 514 893-7809