« Ottawa ne peut faire comme si de rien n’était : 60 % de l’industrie aéronautique est concentrée au Québec. Le fédéral doit garantir des emplois à nos travailleurs et travailleuses » – Michel Arsenault, président de la FTQ

Le contrat des avions de chasse : la FTQ réclame un appel d’offres en bonne et due forme et une juste part des retombées pour le Québec

Montréal, le 10 mars 2011 – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ne peut rester muette dans le débat entourant la construction des avions de chasse F-35 pour les militaires canadiens.

Derrière la querelle entourant la facture que le gouvernement Harper devra payer pour l’acquisition de l’avion de chasse F-35, se cache une question fondamentale : comment justifier l’absence d’appel d’offres en bonne et due forme?

Qu’il s’agisse de 14 ou de 28 milliards de dollars, ou peut-être davantage (dépassement de coûts oblige …), c’est l’argent des contribuables que le gouvernement s’apprête à investir.

« Le gouvernement conservateur a un devoir de transparence et doit aller en appel d’offres pour un contrat d’une telle ampleur. Il en va de la crédibilité du Parlement et du Canada », a déclaré le président de la FTQ, Michel Arsenault.

On se rappellera que l’année dernière, l’« énoncé des besoins opérationnels » avait été classé « secret » par le ministère de la Défense et le gouvernement conservateur a refusé de donner droit aux appels répétés des partis d’opposition de rendre public ce document.

Mais au-delà des sommes à engager, la question des retombées économiques nage elle aussi dans une confusion des plus générales. Une chose est certaine : le Québec devra recevoir sa juste part. « Le fédéral ne peut en effet ignorer l’expertise du Québec et il doit garantir des retombées économiques au moins proportionnelles à la part occupée par le Québec dans cette industrie de pointe », a ajouté Jean-Pierre Fortin, directeur québécois du syndicat des Travailleurs et travailleuses canadiens de l’automobile (TCA), affilié à la FTQ.

Avec plus de 230 entreprises et 40 000 emplois qui assurent près des deux tiers de la production aérospatiale du Canada, le Québec est donc en droit de recevoir sa juste part.

« L’expertise du Québec n’est plus à faire que ce soit en recherche et développement, en construction, assemblage, entretien et nous possédons les infrastructures de même que le talent des producteurs de pièces et d’une force de travail compétente », a conclu David Chartrand, directeur du district 11 de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale (AIMTA), syndicat affilié à la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de 600 000 membres.

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Source : FTQ
Renseignements : Jean Laverdière FTQ, 514 893-7809