Nouvelle politique de formation continue : La FTQ salue le « virage majeur » de Québec

Le 2 mai 2002 – « C’est avec beaucoup de satisfaction que la FTQ accueille la nouvelle politique gouvernementale d’éducation des adultes et de formation continue rendue publique ce matin à Québec », déclare le secrétaire général de la centrale, M. René Roy.

« Comme nous l’avions réclamé, cette politique marque un virage majeur en faveur de la formation des adultes, en particulier parce qu’elle reconnaît que les adultes peuvent apprendre tout au long de leur vie dans différents contextes de formation et par différents moyens, dit M. Roy. Sans nier la pertinence et la qualité de la formation offerte dans le cadre des programmes du réseau de l’éducation, la FTQ est très satisfaite qu’on reconnaisse enfin la formation acquise dans les milieux de travail par l’expérience ainsi que par la formation dispensée à l’interne dans les entreprises.

Comme membre actif de la Commission des partenaires du marché du travail associée à Emploi-Québec, la FTQ est directement impliquée dans la mise en œuvre de solutions aux besoins de la main-d’œuvre en emploi et sans emploi. Elle l’est aussi dans le suivi de l’application de la Loi sur le développement de la formation de la main-d’œuvre (« loi sur le 1% »).

Oui aux grandes orientations

La FTQ souscrit aux grandes orientations de la politique annoncée aujourd’hui. La première vise à assurer une formation de base adéquate à tous les adultes en consacrant davantage de ressources à l’alphabétisation ainsi qu’à l’accès à un premier diplôme qualifiant. Cette orientation est déjà au cœur des préoccupations de la FTQ, qui encourage ses syndicats à négocier avec les employeurs la mise en place de programmes de formation de base pour répondre aux besoins des salariés peu scolarisés. Certains syndicats ont même déjà initié de tels programmes.

La seconde orientation concerne la formation continue liée à l’emploi et nous acceptons avec beaucoup d’intérêt de contribuer à son développement. C’est ce que nous faisons déjà dans chacun de nos milieux de travail ainsi que dans le cadre des travaux de la Commission des partenaires du marché du travail, et ce tant aux niveaux national que régional et sectoriel. Nous voulons améliorer l’impact de la loi sur le 1 % dans l’amélioration de la qualification de la main-d’œuvre et nous avons collaboré au développement du nouveau programme d’apprentissage en milieu de travail pour les personnes en emploi.

La reconnaissance des acquis
Quant à la reconnaissance des acquis et des compétences, René Roy déclare : « Cette orientation répond à des attentes que nous exprimons depuis longtemps et nous sommes plus qu’heureux de voir qu’il y a désormais une volonté gouvernementale de trouver des moyens pour reconnaître formellement les compétences acquises par les adultes, notamment dans leur vie de travail. Nous avons des membres qui ont des connaissances et des compétences extraordinaires acquises en travaillant et qui, parce qu’ils n’ont pas de diplôme, sont incapables de retrouver un emploi lorsqu’ils sont victimes de licenciement. Pour nous, la reconnaissance des acquis est aussi une question de justice sociale et nous applaudissons la décision du gouvernement d’en faire une priorité. »

« La politique annoncée ne couvre pas tous les besoins et toutes les attentes exprimées, mais c’est une base solide sur laquelle nous allons construire, conclut M. Roy. Nous ne voulons surtout pas que cette politique demeure sur les tablettes. C’est pourquoi, à l’instar de la Commission des partenaires du marché du travail, nous voulons que Québec s’engage à faire régulièrement rapport à ce sujet. »

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Fournier
  • lfournier@ftq.qc.ca