Modulation des frais de garderie : réaction de la FTQ

« Faire le contraire de ce qu’on a promis, ça s’appelle comment? » —Daniel Boyer, président de la FTQ

Montréal, le 20 novembre 2014. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) juge scandaleuse l’augmentation des tarifs des garderies subventionnées annoncée par le gouvernement libéral de Philippe Couillard. Contrairement à ce qui avait été promis lors de la campagne électorale d’avril dernier, il ne s’agit pas d’une indexation des tarifs, mais bien d’une augmentation abrupte. « Il faut se rappeler que M. Couillard jugeait en février dernier que l’augmentation de 1$ proposée par le gouvernement précédent constituait un choc tarifaire inacceptable pour la classe moyenne, il promettait de procéder plutôt à une indexation douce. Faire le contraire de ce qu’on a promis, ça s’appelle comment? », s’interroge le président de la FTQ, Daniel Boyer.

« Ce gouvernement est en train de détruire le modèle social-démocrate québécois comme un lego qu’on détruit bloc par bloc! », s’indigne Daniel Boyer. « À ce jour, leur seule mesure pour relancer l’économie québécoise et créer des emplois, c’est le fameux Plan Nord qui vient d’en manger toute une avec la chute des cours du fer, toutes les autres annonces de ce gouvernement ont pour conséquence un désinvestissement dans l’économie et des pertes d’emplois. Je trouve ça très choquant! », s’exclame le président de la FTQ.

En plus d’augmenter les tarifs de garderie de manière importante, le projet du gouvernement crée un précédent historique en matière de fiscalité au Québec en modulant la tarification d’un service public en fonction du revenu de l’utilisateur. Il s’agit d’une rupture du principe de solidarité et de justice sociale. « Si on commence à moduler les tarifs en fonction des revenus, il va falloir que ce gouvernement nous explique où il compte s’arrêter, réagit Daniel Boyer, va-t-on moduler les frais de scolarité universitaires en fonction du revenu? »

« Nous invitons tous nos concitoyens à exprimer leur désapprobation du grand chambardement des services publics dans lequel s’est lancé ce gouvernement. On se donne rendez-vous le samedi 29 novembre à Montréal et à Québec pour dire clairement au gouvernement de Philippe Couillard que nous refusons l’austérité », conclut le président de la FTQ.

Quand :
Samedi 29 novembre 2014, départ des marches à 13 heures

Où :
À Montréal à la Place du Canada à l’angle de la rue Peel et du boulevard René-Lévesque
À Québec au Parc des Champs-de-Bataille (plaines d’Abraham)

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.