Menace de grève dans la construction : La FTQ demande à Québec de laisser les parties négocier

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) met en garde le gouvernement libéral contre l’adoption d’une loi spéciale pour régler les négociations dans l’industrie de la construction.

La population du Québec doit également savoir que les travailleurs et travailleuses de la construction n’ont pas droit à la rétroactivité lors des négociations des conventions collectives, d’où l’intérêt des patrons de laisser trainer les pourparlers. « La stratégie patronale manque de subtilité, nous voyons bien qu’ils négocient assis sur leurs deux mains et qu’ils souhaitent l’intervention du gouvernement. Québec ne doit pas jouer le jeu de la partie patronale », déclare le président de la FTQ Daniel Boyer.

« Québec doit laisser les parties s’exprimer, une loi spéciale pour forcer le retour au travail dans le cas d’une grève ne ferait que nier le droit à la libre négociation, ainsi que le droit légitime de débrayage pour les travailleurs et travailleuses », ajoute le président de la FTQ, Daniel Boyer.

La FTQ rappelle que le droit de grève est protégé par une décision de la Cour suprême qui a sévèrement rabroué le gouvernement de la Saskatchewan lorsque celui-ci avait limité par une loi spéciale le droit de débrayer de ses employés. « Ce droit de grève est maintenant protégé par la Charte canadienne des droits et libertés, Québec serait bien malvenu de passer outre ce jugement », conclut le président de la FTQ.

Enfin, la FTQ salue la décision de l’Alliance syndicale qui a annoncé que les travaux dans les résidences dans les lieux inondées pourront se poursuivre dans le cas du déclenchement de la grève le 24 mai prochain.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.