Manifestation syndicale du SVTI-FTQ aujourd'hui devant Holt Renfrew à Montréal, vendeur exclusif des produits Gucci

Montréal, le 14 août 2002 – Des membres et dirigeants du Syndicat du vêtement, du textile et autres industries (SVTI), affilié à la FTQ, manifestent aujourd’hui (à compter de 17 heures) devant le magasin Holt Renfrew situé au 1300, rue Sherbrooke Ouest, vendeur exclusif de produits Gucci. Les manifestants distribueront des dépliants exigeant l’arrêt des activités illégales et abusives de la société mère de Gucci, le conglomérat français Pinault-Printemps-Redoute (PPR). Dans 27 villes en Amérique du Nord, des manifestants transmettent le message suivant aux clients de Gucci: « Avoir un syndicat n’est pas un luxe ».

Le directeur canadien du SVTI, M. John Alleruzzo, déclare qu’« il est répréhensible pour cette entreprise de vendre des articles de luxe, tels que des sacs à main Gucci, au moment même où elle refuse à ses salariés le droit de se syndiquer et de négocier un contrat de travail.» Il ajoute : «Depuis plusieurs semaines, des milliers de salariés de PPR et leurs sympathisants ont manifesté devant des magasins Gucci au Canada, aux États Unis, en France, en Belgique et en Suède, proclamant qu’il est temps de respecter les droits des salariés.»

Plus de 1,000 salariés américains travaillant dans plusieurs centres de distribution de l’Indiana, pour la filiale Brylane du PPR, cherchent à se syndiquer et sont victimes depuis plusieurs mois d’intimidation et de harcèlement de la part de l’employeur. La compagnie a retenu les services d’un cabinet d’avocats pour orchestrer une campagne d’envergure visant à priver ses employés du droit de se choisir un syndicat. Les employés de Brylane cherchent à se syndiquer pour améliorer leur lieu de travail extrêmement dangereux. Selon les dossiers de la compagnie, un salarié sur dix à son centre de distribution d’Indianapolis a été blessé à la suite de mouvements répétitifs, un taux presque 18 fois plus élevé que la moyenne de l’industrie à ce chapitre en l’an 2000.

Des salariés de PPR dans d’autres pays ont fait face à des problèmes semblables. En Espagne, une autre filiale de PPR, la FNAC, a nié à ses employés le droit de former un syndicat. Au magasin de la FNAC à Madrid, les salariés ont fait face à une opposition antisyndicale féroce quand ils ont commencé à s’organiser. La FNAC a congédié les militants du syndicat et en a harcelé d’autres jusqu’à ce qu’ils quittent leur emploi. De leur côté, les salariés de fournisseurs de PPR aux Philippines (Vêtements Marti) et en Inde (Gold King Exports) sont soumis à des conditions de travail dignes des ateliers de misère.

Le SVTI est le plus important syndicat du textile et du vêtement en Amérique du Nord ; il représente plus de 250 000 membres aux États-Unis, au Canada et au Québec. La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

Source

  • SVTI-FTQ

Renseignements

  • Lina Aristéo, (514) 844-8644, poste 242 (bur.), (514) 892-5825(cel.)