Manifestation des travailleuses de la FTQ à Montréal : «Le ministre Jean Rochon doit faire entendre raison à la Commission de l'équité salariale» - René Roy, secrétaire général de la FTQ

Montréal, 18 mai 2001 - « Le ministre Jean Rochon, responsable de l’application de la loi sur l’équité salariale, doit intervenir de toute urgence auprès de la Commission de l’équité salariale pour lui faire entendre raison, car la Commission ne met pas ses priorités à la bonne place et n’agit pas vraiment dans l’esprit de la loi, qui est d’éliminer la discrimination salariale basée sur le sexe et de reconnaître la vraie valeur du travail des femmes. »

C’est ce qu’a déclaré aujourd’hui le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy, juste avant une rencontre avec le ministre Rochon et à l’occasion d’une manifestation haute en couleurs de travailleuses membres de la FTQ devant le bureau du ministre à la Tour de la Bourse, Place Victoria à Montréal.

Les manifestantes, vêtues de chandails roses, avaient avec elles des sacs contenant plusieurs milliers de cartes postales qui ont été remises au ministre pour lui demander de mettre au pas la Commission de l’équité salariale. Ces cartes ont été signées par des travailleuses du Mouvement Desjardins, membres de la section locale 57 du Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB-FTQ), qui mènent une bataille exemplaire pour l’équité salariale contre le plus important employeur dans le secteur privé au Québec.

« Il est minuit moins cinq, dit M. Roy. À six mois à peine de l’échéance pour l’application de l’équité salariale, le 21 novembre prochain, l’attitude de la Commission, et je dirais aussi du gouvernement du Québec, nous fait craindre que la loi ne sera pas respectée. Le ministre Rochon doit prendre ses responsabilités. »

Rectifier le tir
« Les lenteurs et les blocages dont nous sommes témoins dans nos milieux de travail nous inquiètent au plus haut point, dit Mme Suzanne Amiot, vice-présidente de la FTQ. Et loin de prendre les devants et de favoriser l’atteinte de l’équité salariale par les parties, la Commission tergiverse, évite de régler les problèmes qui lui sont soumis et paralyse trop souvent les travaux en équité salariale. Il lui faut rectifier le tir de façon radicale et faire preuve de leadership et de respect envers les travailleuses et leurs syndicats. »

Les principales demandes de la FTQ
M. Roy souligne les principales demandes de la FTQ au ministre Jean Rochon :

– Que la Commission de l’équité salariale respecte la loi et toutes les parties concernées, pas seulement les employeurs mais aussi les syndicats et les travailleuses;

– Que la Commission soutienne concrètement les travailleuses et leurs syndicats, qu’elle redouble d’efforts pour dénouer les impasses qui se présentent dans les milieux de travail, qu’elle donne de l’information solide et uniforme pour éviter toute confusion et débloquer les travaux;

– Que la Commission cesse de nous obliger à recourir à la Loi d’accès à l’information pour obtenir des renseignements qui concernent les membres que nous représentons.

« La reconnaissance des syndicats dans le processus de mise en œuvre de l’équité salariale a été arrachée dans la loi par la FTQ. Le ministre Rochon doit tout mettre en œuvre pour que la loi se traduise dans les faits », conclut M. Roy.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, est également la centrale qui compte le plus grand nombre de travailleuses syndiquées. Elle représente plus d’un demi-million de membres dont plus du tiers sont des femmes.

Source

  • FTQ
  • http://www.ftq.qc.ca

Renseignements

  • Sylvie Lépine
  • slepine@ftq.qc.ca