Machinerie de production : des normes à revoir à la baisse

Montréal, mercredi 28 août 2002 – Le Conseil conjoint de la construction (FTQ), qui représente plus de 72 % des salariés de la construction du Québec, accueille avec un grain de sel le rapport Mireault sur l’assujettissement de la machinerie de production à l’industrie de la construction rendu public aujourd’hui par le Conseil des ministres.

Un rapport qui confirme le principe de l’assujettissement

« Ce rapport, tel que déposé au Conseil des ministres, avance une position qui aurait le mérite de mettre de l’ordre dans ce dossier et de permettre à davantage de nos membres de travailler, notamment lors de périodes de chômage importantes comme nous en avons connues ces dernières années.

« Mais ne nous méprenons pas, si ce rapport confirme le principe de l’assujettissement il ne s’agit pas de droit nouveau. Quant à nous, le travail sur la machinerie de production dans certaines circonstances aurait toujours dû relever de nos membres de l’industrie de la construction », a déclaré M. Jocelyn Dupuis, co directeur général du Conseil conjoint de la construction (FTQ).

Un sérieux bémol sur la norme minimale de 40 travailleurs

Le Conseil conjoint apporte toutefois un sérieux bémol quant à la norme minimale de 40 travailleurs nécessaires pour l’assujettissement de la machinerie de production, que ce soit dans le cas d’un arrêt de la production pour l’entretien ou pour une construction à neuf.

« Nous demandons que cette norme soit révisée à la baisse de façon importante, d’autant qu’elle pénaliserait les travailleurs actuels de la machinerie de production. Il est connu que les syndicats de la construction et la Commission de la construction du Québec ont confirmé, à plusieurs reprises, que les travailleurs actuels de la machinerie de production ne seraient pas évincés par l’assujettissement mais bel et bien reconnus, contrairement aux prétentions d’une coalition patronale opposée à l’assujettissement », a ajouté M. Dupuis.

Du travail de professionnels de la construction

« La machinerie de production industrielle doit être installée par des employeurs et des travailleurs professionnels de la construction en vertu de la Loi R-20 qui régit les relations du travail dans cette industrie, estime le co directeur général du Conseil conjoint de la construction (FTQ). Et ce rapport est un pas dans cette direction. Rappelons que le Québec a des coûts de construction inférieurs à la moyenne canadienne et les coûts des travaux n’exploseront pas avec le respect de la loi. Les syndicats et les employeurs ont déjà négocié des assouplissements applicables spécifiquement aux travaux de machinerie de production. Il n’y aura pas de pertes d’emplois ni de fermetures d’entreprises, un épouvantail agité par certains groupes patronaux qui ne connaissent pas l’industrie de la construction. »

Un rapport perfectible

« Nous espérons que le gouvernement saura tirer profit des jours à venir pour réviser la norme de 40 travailleurs telle que recommandée par le rapport Mireault afin que les travailleurs actuels de la machinerie de production soient non pas pénalisés mais reconnus. Ce rapport est toujours perfectible », a conclu M. Jocelyn Dupuis.

Le Conseil conjoint de la construction (FTQ) regroupe près des trois quarts des salariés de la construction au Québec. La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Jocelyn Dupuis, Conseil conjoint de la construction (FTQ) (514) 984-7100, Louis Cauchy, FTQ (514) 235-3996
  • lcauchy@ftq.qc.ca