« L’unité entre nous, c’est notre patrimoine le plus précieux » – Henri Massé, président de la FTQ

Un Congrès de la FTQ sous le signe du pragmatisme

Québec, lundi 26 novembre 2007 – Le 28e Congrès triennal de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) s’est ouvert ce matin à Québec devant un parterre de quelque 1 500 délégués et observateurs en provenance des 5000 unités locales de la FTQ de partout au Québec.

Après le mot de bienvenue du président du Conseil régional FTQ Québec et Chaudière-Appalaches, Claude Maltais, qui a évidemment souligné la lutte des syndiqués du Journal de Québec, le président sortant de la centrale, Henri Massé, qui ne sollicite pas de renouvellement de mandat, a livré un discours pragmatique chaudement applaudi par les congressistes.

Les principaux défis de l’heure

Henri Massé a rappelé ce qui menace le mouvement syndical : la tendance de certains politiciens fricoteurs et concocteurs de recettes antisyndicales, l’engouement d’une partie du patronat pour le vote obligatoire, les attaques contre le système public de santé, les fermetures, restructurations et délocalisations subies par des dizaines et des dizaines de milliers de travailleurs et de travailleuses des secteurs de la forêt, du textile et du vêtement, la financiarisation de l’économie, le développement durable et l’organisation syndicale.

La FTQ demande encore une fois au premier ministre canadien Stephen Harper de convoquer sans délai un sommet sur la hausse du dollar canadien, comme le réclame le premier ministre du Québec, Jean Charest. D’ailleurs, les congressistes seront appelés à adopter une résolution à cet effet pendant le Congrès.

Il s’est attardé sur l’épineuse question des accommodements raisonnables. Réinsistant sur la nécessaire laïcité de l’espace public, il a rappelé que la foi de l’un ne devait pas devenir la loi de l’autre.

Maintenir l’unité entre nous

Il a insisté sur l’importance pour le Québec de faire du secteur manufacturier le moteur du progrès économique et social.

Il a terminé en disant que son plus grand souhait était que les syndicats de la FTQ maintiennent et renforcent l’unité. « …On a la capacité de faire une différence pour des centaines de milliers de travailleurs, pour des millions de citoyens, pour peu qu’on travaille jalousement et d’arrache-pied à maintenir l’unité entre nous. Cette unité entre nous, c’est notre patrimoine le plus précieux. »

La priorité du CTC : l’emploi

Le discours de Henri Massé a été suivi par une allocution de Ken Georgetti, président du Congrès du travail du Canada (CTC), qui a fait valoir que « vous êtes un modèle pour les leaders syndicaux partout au Canada. Dans le reste du pays, nous luttons encore pour avoir, nous aussi, 40 % et plus de pénétration syndicale! ». Ken Georgetti a également rappelé que la préoccupation première du CTC est l’emploi, « des emplois bien payés, avec de bons avantages sociaux et un régime de retraite ».

La FTQ compte aujourd’hui 557 000 membres

En après-midi, après un discours très imagé de Léo Gérard, président du Syndicat international des Métallos, qui a dépeint notamment l’état lamentable du système de santé chez nos voisins du Sud, le secrétaire général de la FTQ, René Roy, a présenté un rapport étoffé des activités de la centrale au cours des trois dernières années, ses luttes, ses débats, son renouvellement tant en terme de membership que de personnel. À noter que la FTQ compte aujourd’hui quelque 557 000 membres.

Demain, mardi, les congressistes prendront connaissance des résultats d’un sondage, commandé par la FTQ à la firme Écho Sondage, qui déboulonnera un certain nombre de lieux communs comme la perception qu’ont les jeunes des syndicats. Cette session sera suivie d’une allocution du juge Louis Morin, ex-président de la Commission des relations du travail (CRT).

Veuillez noter que tous les travaux du Congrès de la FTQ sont ouverts aux représentants des médias.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.

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Source : FTQ
Renseignements : Louis Cauchy, 514 235-3996
Jean Laverdière, 514 893-7809