Lock-out à l'Hippodrome de Montréal --- 2 800 membres de la FTQ en grève ou en lock-out dans dix entreprises au Québec

Montréal, le 21 février 2003 — La direction de l’Hippodrome de Montréal vient d’imposer un lock-out contre ses agents de sécurité, membres d’un syndicat affilié à la FTQ, mettant ainsi fin aux négociations en cours pour le renouvellement de leur contrat de travail. Les agents, au nombre d’une vingtaine, sont membres du Syndicat des Teamsters.

Ce conflit est le dernier en date dans la liste des grèves et des lock-out qui touchent actuellement plus de 2 800 membres de la FTQ, dans dix entreprises au Québec, annonce le secrétaire général de la centrale, M. René Roy.

Négociations intensives chez Vidéotron

Le conflit le plus important quant au nombre de salariés est celui qui touche 2 200 membres du personnel de Vidéotron, en lock-out depuis plus de neuf mois, soit depuis le 8 mai dernier. Des séances intensives de négociations se poursuivent pour tenter de trouver un règlement. Les lock-outés sont membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) ; ils reçoivent des appuis financiers substantiels de la part de tous les syndicats de la FTQ.

Quatre conflits dans la région de Québec

Parmi les conflits récents impliquant un bon nombre de salariés, M. Roy mentionne les 200 membres du Syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA), en grève depuis le 10 février chez le grand fabricant de verre plat AFG Industries à Saint-Augustin-de-Desmaures, près de Québec. Il y a également les 110 salariés du Supermarché GP de Courville, membres des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), en lock-out depuis le 18 février.

Toujours dans la région de Québec, une grève dure depuis le 8 mai dernier au siège social de la Fédération des comités de parents d’élèves à Beauport. Les grévistes, au nombre de 17, sont membres du Syndicat du personnel professionnel et de bureau. Par ailleurs, un lock-out s’éternise depuis près de deux ans, soit depuis le 30 avril 2001, au Club de golf Saint-Laurent à l’Île d’Orléans ; il touche 52 membres de l’Union des employés de service.

Deux conflits au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, une grève est en cours depuis le 24 mai dernier à l’usine de panneaux gaufrés de la multinationale américaine Louisiana Pacific, à Chambord ; les 166 grévistes sont membres du Syndicat des communications, de l’énergie et du papier (SCEP). Une autre grève est en cours à une résidence pour personnes âgées de Saguenay, la Villa Jonquière, depuis le 15 novembre ; la trentaine de salariés sont membres de l’Union des employés de service.

En Abitibi, un lock-out touche cinq cols blancs de la ville de Malartic, membres du SCFP, depuis le 29 avril 2002.

Enfin, à Montréal, une grève a commencé jeudi (le 20 février) au Centre d’accès à l’information juridique du Palais de justice de Montréal. Les grévistes, au nombre d’une douzaine, sont membres du Syndicat des communications graphiques.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.