Les effets de la loi anti-déficit des hôpitaux seront désastreux à la Cité de la Santé de Laval, affirme Henri Massé, président de la FTQ

Laval, 14 juin 2000 – Le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, M. Henri Massé, a indiqué aujourd’hui au cours d’un point de presse que la loi anti-déficit imposée aux hôpitaux aura des effets désastreux pour la population lavalloise.

« La situation est devenue intenable à la Cité de la Santé de Laval, affirme M. Massé. L’hôpital fonctionne pratiquement à pleine capacité et souffre encore d’un sous-financement au prorata de la population. La loi que Québec se prépare à adopter force l’administration à effectuer des coupures pour combler un déficit anticipé de près de 10 millions $. Et pour respecter ces exigences, ce sont des services directs à la clientèle qui seront touchés de plein fouet », déplore le président de la FTQ.

L’atteinte de l’équilibre budgétaire pour l’exercice 2000-2001 affectera en effet certaines zones de fragilité quant aux dépenses prévues pour les soins aux patients : l’augmentation des coûts des médicaments, les coûts reliés à la pénurie d’infirmières, les impacts liés à l’alourdissement de la clientèle, les services assumés par le laboratoire régional, etc. Au total, le déficit anticipé s’élève à 9.47 millions $.

La crise prévisible est telle que le conseil d’administration de l’établissement a résolu de préparer un plan de redressement, en collaboration avec la Régie régionale de Laval, identifiant les coupures correspondant aux zones de fragilité. Avec la loi anti-déficit imposée, le conseil d’administration ne bénéficie d’aucune marge de manoeuvre pour prendre toute autre orientation. La direction générale de la Cité de la Santé de Laval appuie d’ailleurs la position de la section locale 2105, affiliée au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) et qui compte près de 1 000 membres actifs dans cet établissement hospitalier, pour dénoncer cette situation intolérable.

Selon une étude de la Régie régionale de Laval, la région de Laval souffre d’une insuffisance nette des ressources par rapport aux besoins estimés de sa population. Ainsi, cette région dispose du plus petit ratio de lits hospitaliers par mille habitants et, sur le plan du financement, elle occupe le dernier rang des dépenses par habitant pour les services fournis aux personnes âgées et pour les services de santé mentale, d’alcoolisme et de toxicomanie.

De conclure le président de la FTQ, « Québec n’a d’autre choix que de venir en aide directement à la Cité de la Santé de Laval ou sinon de porter l’odieux de coupures drastiques infligées à une population déjà mal desservie en matière de soins de santé ».

Source

  • SCFP
  • http://scfp.qc.ca

Renseignements

  • Denis Bélanger, SCFP-section locale 2105