Les dirigeants de la FTQ en tournée du Québec rencontrent les travailleurs et les travailleuses en lockout de Rio Tinto Alcan à Alma

Alma, le mardi 13 mars 2012 – Le président et le secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Michel Arsenault et Daniel Boyer, ainsi que le représentant régional de la FTQ, Jean-Marc Crevier, ont rencontré aujourd’hui à Alma les travailleurs et les travailleuses en lockout de Rio Tinto Alcan. Cette rencontre se déroule dans le cadre de la tournée du Québec des dirigeants de la FTQ. Les leaders syndicaux en ont aussi profité pour échanger avec les représentants des médias de la région sur les principaux enjeux du monde syndical en 2012.

Dans le dossier des travailleurs de Rio Tinto Alcan, le président de la FTQ a vivement dénoncé le lockout décrété à l’endroit des salariés, ainsi que le contrat secret liant la multinationale à Hydro-Québec. « Après trois mois de lockout, il est devenu indécent que le gouvernement finance ce conflit en achetant de l’électricité dont Hydro n’a même pas besoin. Il va falloir que cet employeur se mette en mode solution et revienne à la table de négociation, et que le gouver¬nement envoie un message clair à la direction. Il y a quand même une limite à l’indécence », a déclaré le président de la FTQ, Michel Arsenault.

Des enjeux préoccupants pour la société québécoise

À l’approche du dépôt des budgets des gouvernements du Québec et d’Ottawa, les deux leaders syndicaux se sont dits profondément préoccupés par les déclarations provenant des officines gouvernementales. « Pendant qu’à Québec on appauvrit davantage la classe moyenne en imposant des frais de toutes sortes, on se comporte à Ottawa en véritable dictature, en s’immisçant dans le processus de négociation de conflits provoqués par les employeurs qui, comme Air Canada ou la Société canadienne des postes, n’hésitent pas à mettre les travailleurs et travailleuses en lockout, tout en sachant que les amis au pouvoir vont gouverner par lois spéciales. C’est honteux et inacceptable. Et que dire du mépris de Service Canada qui laisse en plan chômeurs et chômeuses? », a ajouté le secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer.

« Il est aussi urgent de mieux protéger les régimes de retraite en améliorant entre autres le Régime de rentes du Québec. Nous n’avons pas le droit de laisser les retraités, particulièrement les femmes, vivre dans la pauvreté, que ce soit à Montréal, en Abitibi ou au Saguenay – Lac-Saint-Jean. C’est une bataille qui nous concerne tous. Il faut également se préoccuper de l’avenir des services publics. Les travailleurs et travailleuses sont à bout de souffle en raison du manque de personnel et de financement. Nous avons le devoir de les soutenir. »

Un plan pour tous, pas seulement pour les entreprises et leurs actionnaires

« Il faut aussi prendre la mesure de ce qu’on nous propose dans le fameux Plan Nord. Le développement doit se faire dans le respect des populations et de l’environnement, et il doit profiter à l’ensemble des Québécoises et Québécois sous forme de développement économique, d’entrées fiscales et de développement durable. La deuxième et troisième transformation doivent être au menu des discussions. C’est non seulement un enjeu pour la région, mais aussi pour tout le Québec. Dans le dossier de la forêt, il va falloir rester vigilant. Le sauvetage des caisses de retraite est aussi devenu un des principaux enjeux de l’heure », a conclu Michel Arsenault.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de 600 000 membres.

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Source : FTQ
Renseignements : Jean Laverdière, 514 893-7809