Les centrales syndicales pressent le premier ministre Landry d'agir dans le dossier des orphelins de Duplessis

Montréal, dimanche 27 mai 2001 - Les centrales syndicales, la CSN, la CSQ et la FTQ, appuient ensemble la cause des orphelins de Duplessis. Les chefs des centrales, en solidarité avec les centaines de victimes qui ont été internées illégalement durant leur enfance dans des asiles psychiatriques, en moyenne une dizaine d’années, pressent le premier ministre Bernard Landry d’agir. Les chefs syndicaux lui demandent d’offrir un règlement équitable aux victimes, comme cela c’est fait ailleurs au Canada. C’est l’occasion d’attirer l’attention du gouvernement du Québec et de la population sur le fait qu’un manque de compassion et de justice est évident dans ce dossier. Essentiellement, les centrales syndicales demandent une action rapide de la part du gouvernement du Québec.

Les chefs des centrales syndicales, M. Marc Laviolette (CSN), Mme Monique Richard (CSQ) et M. Henri Massé (FTQ), profitent de l’occasion pour rappeler au premier ministre Landry que les outils de la justice doivent être mis immédiatement en œuvre dans ce dossier. « Aujourd’hui, les orphelins de Duplessis demandent justice : les faits sont documentés. Par ailleurs, les sondages d’opinion publique démontrent que la population québécoise leur est largement favorable. Le gouvernement fédéral et plusieurs autres provinces nous ont devancés dans les cas d’abus institutionnels envers les enfants en terme de dédommagement. Nous devons combler ce retard. La justice au Québec doit s’appliquer envers les démunis de notre société dont les orphelins de Duplessis », concluent les porte-parole syndicaux.

Pour sa part, M. Bruno Roy, président du Comité des orphelins de Duplessis, a déclaré : « Le temps est venu de mettre fin au calvaire des victimes qui attendent encore aujourd’hui que le gouvernement agisse et mette fin à une injustice historique ».

Au nom du Comité d’appui pour la justice aux orphelins de Duplessis, le Dr Denis Lazure a dit « se réjouir du nouvel appui des centrales syndicales, lesquelles représentent au total près de 900 000 membres ». Cet appui s’ajoute au rapport étoffé du Protecteur du citoyen qui réclamait une juste indemnisation des victimes dans un rapport qui, rappelons-le, a été appuyé unanimement par la Commission des institutions de l’Assemblée nationale du Québec.

Une liste imposante de groupes soutiennent les revendications du Comité des orphelins de Duplessis, notamment : la Ligue des droits et libertés du Québec, la Fédération des femmes du Québec et la Congrégation des Sœurs Auxiliatrices de Montréal. Notons qu’en mai dernier, plus de 22 000 personnes avaient signé une pétition en faveur des demandes du Comité des orphelins de Duplessis, laquelle a été déposée à l’Assemblée Nationale par le député péquiste de St-Jean, M. Roger Paquin.

Rappelons les demandes du Comité des orphelins de Duplessis :

– une compensation juste et équitable telle que proposée par le Protecteur du citoyen duQuébec et recommandée unanimement par la Commission des institutions de l’Assemblée nationale en 1997;

– une reconnaissance claire des faits par les autorités civiles et religieuses;

– une correction des dossiers médicaux qui, encore aujourd’hui, déclarent débiles ou arriérés mentaux des individus sains d’esprit.

Source

  • CSN, CSQ, FTQ et Comité des orphelins de Duplessis
  • http://www.ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Fournier, FTQ
  • lfournier@ftq.qc.ca