« Les assassinats de dirigeants syndicaux en Colombie doivent cesser! » – Henri Massé, président de la FTQ

Montréal, 26 mai 2003 – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) joint sa voix à celle des centaines d’organisations syndicales et progressistes de partout dans le monde qui réclament des mesures énergiques dès maintenant pour que cessent les assassinats de dirigeants syndicaux colombiens. L’assassinat, le 1er mai dernier, de Juan de Jesus Gomez, président de l’organisation locale de SINTRAINAGRO, dans la municipalité de San Martin, porte à 130 le nombre de dirigeants syndicaux assassinés en Colombie depuis un an.

« Le gouvernement du président Alvaro Uribe Vélez doit agir sans délai et accorder à tous les dirigeants syndicaux et aux organisations syndicales qui en font la demande les mesures de protection appropriées. L’incapacité du gouvernement colombien à enquêter sur ces assassinats, à appréhender et poursuivre leurs auteurs frise la complaisance, pour ne pas dire plus », a déclaré M. Henri Massé, président de la FTQ qui siège également à la Confédération internationale des syndicats libres (CISL).

« Le seul tort de Jesus Gomez aura été d’avoir tenté d’amener le producteur d’huile de palme Palmas del Cesar S.A. à la table de négociation pour discuter de productivité et d’organisation du travail. Pour toute réponse, l’entreprise a congédié des membres du syndicat et aurait versé à d’autres travailleurs des sommes d’argent pour soi-disant quitter volontairement l’organisation syndicale », a expliqué le président de la FTQ.

« Pour la FTQ, la mondialisation à visage humain, l’autre mondialisation, c’est aussi la mondialisation des droits démocratiques et syndicaux. Dans ce cadre, nous demandons aux gouvernements, au premier chef au gouvernement canadien, de rappeler au président Uribe Vélez que ces pratiques sauvages sont inacceptables et que des mesures de protection adéquates doivent être mises en place immédiatement », a poursuivi Henri Massé.

La FTQ invite ses membres, tous les syndiqués et la population en général à exprimer leur désapprobation face à un tel état de fait au gouvernement colombien en signant les lettres types adressées au président Uribe Vélez et à son ministre de l’intérieur, M. Fernando Londono Hoyos. Vous trouverez ces lettres de même qu’un résumé de la situation sur le site de la FTQ au /modules/nouvelles/nouvelle.php?id=1531&langue=fr .

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Cauchy
  • lcauchy@ftq.qc.ca