« L’effort de Québec mérite d’être salué, mais il doit avoir les moyens de ses ambitions et le fédéral doit cesser d’être aux abonnés absents » - René Roy, secrétaire général de la FTQ

Secteur manufacturier : la bouée risque de prendre l’eau rapidement

Montréal, le 23 novembre 2007 – « Bien qu’il résulte largement d’un collage de mesures existantes quelque peu réchauffées et bonifiées, le plan annoncé ce matin par le gouvernement Charest mérite d’être salué, notamment au chapitre du développement durable et de l’environnement », a déclaré le secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), René Roy.

Absence d’un diagnostic clair de la situation

La FTQ déplore par ailleurs que les mesures annoncées par Québec ne résultent pas d’un exercice rigoureux qui aurait consisté à poser un diagnostic clair sur l’état des différentes composantes du secteur manufacturier.

« Nous avons toujours réclamé des mesures ciblées. Les besoins ou les solutions ne sont certainement pas les mêmes dans le textile et l’aéronautique. Mais si on n’établit pas de diagnostic, comment peut-on administrer le bon remède, les bons objectifs, avec la vision d’un développement optimal dans un créneau spécifique? », a demandé M. Roy dont la centrale représente la très grande majorité des travailleurs du secteur manufacturier au Québec.

Où est le fédéral?

« L’autre grande question que l’on se pose face aux annonces de Québec, c’est celle du financement nécessaire pour sortir le secteur manufacturier du marasme actuel.

« Quand on constate que le fédéral, là où se trouvent l’argent et les leviers pour influer sur le taux directeur et sur les conséquences de la fluctuation du huard, est toujours aux abonnés absents, on se pose de sérieuses questions sur la flottabilité de la bouée de sauvetage que Québec lance à l’eau aujourd’hui. Et ce malgré les déclarations du ministre fédéral Jim Flaherty ce matin », a ajouté René Roy.

Un sommet fédéral-provincial sur l’économie

Rappelons que la FTQ a lancé de nombreux appels ces dernières semaines en faveur de la tenue d’un sommet fédéral-provincial sur l’économie et, plus spécifiquement sur les impacts de la hausse du dollar canadien sur l’industrie manufacturière.

« Les mesures annoncées ce matin nous laissent sur notre faim, mais nous en suivrons de près l’application et les moyens mis en œuvre pour les financer », a conclu le secrétaire général de la FTQ.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.

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Source : FTQ
Renseignements : Jean Laverdière, 514 893-7809