« Le temps est venu de considérer un élargissement de la couverture du Régime de rentes du Québec » – René Roy, secrétaire général de la FTQ

La FTQ devant la Commission des affaires sociales sur le Régime de rentes du Québec

Québec, le 3 septembre 2009 – Profitant des audiences de la commission parlementaire sur le Régime de rentes du Québec (RRQ), le secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), René Roy, a déclaré que le temps était venu de se pencher sur une couverture plus large des gains assurables par la RRQ.

« Les épisodes récents en placements individuels (Vincent Lacroix, Earl Jones, etc.), les faillites d’employeurs avec des régimes déficitaires et le refus croissant des employeurs d’offrir des régimes à prestations déterminées démontrent qu’un régime public plus large est non seulement nécessaire, mais plus sécuritaire pour les Québécois et les Québécoises. Aux yeux de la FTQ, un régime public offre des avantages importants par rapport à une multitude de régimes privés. Il est pleinement transférable d’un employeur à l’autre. De plus, ses frais de gestion et d’administration sont moindres que les régimes privés. Mais plus important encore pour la vaste majorité des travailleurs, il offrirait une rente prévisible », a affirmé le secrétaire général de la FTQ, René Roy.

Le secrétaire général de la FTQ prend note que des demandes semblables sont émises dans le reste du Canada, et demande donc au gouvernement du Québec de tenir une consultation large pour se pencher sur l’avenir du système de retraite au Québec et au Canada.

« Par ailleurs, la FTQ privilégie une hausse modeste des cotisations plutôt qu’une coupure des bénéfices. La Fédération considère qu’en dépit de la performance récente de la Caisse de dépôt, les perspectives d’avenir du régime demeurent saines », de poursuivre M. Roy.

« Finalement, dans la perspective de moderniser le régime, la FTQ propose de remplacer la rente au conjoint survivant et la rente d’orphelin par une rente aux survivants. Elle s’oppose cependant à la proposition de la RRQ d’éliminer la définition souple d’invalidité pour les travailleurs de 60 à 65 ans », a conclu le secrétaire général.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

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Source : FTQ
Renseignements : Louis Cauchy, 514 383-8031