Le rapport Larose ne va pas assez loin pour franciser les milieux de travail » - René Roy, secrétaire général de la FTQ

« Le rapport Larose ne va pas assez loin en ce qui concerne la francisation des milieux de travail et nous sommes plutôt déçus », a déclaré aujourd’hui le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy, en commentant le dépôt du rapport de la Commission des États généraux sur le français.

M. Roy explique : « Le français au travail, c’est le nerf de la guerre. Or, le français est en péril dans beaucoup de milieux de travail, notamment dans l’aéronautique et l’aérospatiale dans la région de Montréal. Les employeurs peuvent se réjouir que la Commission ait retenu la stratégie du volontariat et du partenariat pour la francisation des entreprises, mais nous aurions préféré des mesures plus coercitives, en particulier pour les entreprises de 50 à 100 employés qui ne sont pas couvertes par la loi. Nous réclamons un rôle plus musclé de l’État, et notamment de l’Office de la langue française qui a malheureusement subi une hémorragie continue de ses ressources humaines et financières, perdant plus de 50 % de ses effectifs. Or, sans avoir les moyens d’agir, l’Office ne peut pas jouer son rôle. »

La FTQ accueille par ailleurs favorablement l’approche sectorielle de francisation prônée par la Commission, ainsi que sa recommandation d’un soutien financier accru aux syndicats et aux centrales syndicales pour soutenir leur action de francisation des milieux de travail.

La FTQ est présente dans plus de 500 comités de francisation dans les milieux de travail au Québec. La plus grande centrale syndicale québécoise représente plus d’un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Fournier
  • lfournier@ftq.qc.ca

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