« Le portrait de l’Office nous inquiète » – René Roy, secrétaire général de la FTQ

Français au travail

Montréal, le 5 mars 2008 – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), estime que le portrait du français au travail dévoilé aujourd’hui par l’Office québécois de la langue française (OQLF) doit inciter à la vigilance et à l’urgence d’agir.

« Si la situation du français au travail peut paraître rassurante si on ne tient compte que des données pour l’ensemble du Québec, le problème nous apparaît particulièrement préoccupant si on considère le sort du français en milieu de travail sur l’île de Montréal », a indiqué le secrétaire général de la FTQ en marge de la publication du bilan de l’OQLF.

Rappelons que sur l’île de Montréal, 35 % des personnes travaillent uniquement en anglais et 28 % dans la grande région de Montréal. L’anglais attire près de 20 % des allophones alors que la population anglophone est de 10 %.

« Il y a là un déséquilibre inquiétant qui pourrait rapidement se transformer en tendance si on ne prend pas les moyens pour rétablir la situation sans tarder. Ça veut dire investir dans l’organisation de cours de français en milieu de travail, dans la mise en place de campagnes d’information et de sensibilisation », a ajouté René Roy.

« Québec doit prendre la juste mesure des données dévoilées hier par Statistique Canada et aujourd’hui par l’OQLF. L’heure n’est certainement pas aux constats jovialistes comme nous en avons entendu depuis 24 heures.

« L’heure est à la mise sur pied de mesures efficaces pour assurer la francisation des milieux de travail et au réinvestissement conséquent de ressources dans l’OQLF. C’est un peu inquiétant d’avoir à lancer de tels appels, plus de 30 ans après l’adoption de la loi 101 », a fait valoir le secrétaire général de la FTQ.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.

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Source : FTQ
Renseignements : Jean Laverdière, 514 893-7809