« Le gouvernement conservateur et la direction de Radio-Canada doivent revenir à la raison et mettre fin au sabordement de notre société d’État. » — Daniel Boyer, président de la FTQ

La FTQ dénonce les coupes à Radio-Canada

Montréal, le 31 octobre 2014. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dénonce les nouvelles suppressions de près de 400 postes annoncées par la direction de Radio-Canada. « Il va falloir que le gouvernement fédéral et la direction reviennent à la raison. Au rythme où vont les choses, Ottawa met en péril le rôle crucial que joue Radio-Canada pour la culture, l’information, la francophonie et la démocratie au pays. Ce n’est pas en charcutant dans ses effectifs que l’on peut espérer améliorer son offre de service qui, depuis la création du diffuseur, a toujours été un exemple et une référence quant à la qualité de sa production », a déclaré le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Il est également scandaleux de constater que le diffuseur se prépare à mettre la clé dans 11 de ses 12 studios de production de Montréal et à fermer son département des costumes. « En plus d’ouvrir la porte au privé, c’est toute une main-d’œuvre compétente et de talent que l’on jette à la rue. Une expertise qu’il sera impossible à rebâtir, quel gâchis! », a ajouté Daniel Boyer.

« Par son refus d’accorder un financement adéquat, Ottawa met également en péril la diffusion d’une information de qualité en région comme dans la métropole. En ratatinant les salles des nouvelles, on prive la population d’une information essentielle à vie démocratique », a conclu le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Le SCFP-Québec, affilié à la FTQ, représente quelque 1800 techniciens, artisans, employés de bureau et professionnels de la société d’État.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.