Le gouvernement Charest rate sa cible

« Encore une fois, ce sont les travailleurs et les travailleuses qui vont payer pour l’incurie d’un gouvernement qui se refuse à déclencher une enquête publique et à regarder de près le financement des partis politiques » – Michel Arsenault

Montréal, le 6 octobre 2011 – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) réprouve avec vigueur le projet de loi déposé en catastrophe ce matin par la ministre du Travail, Lise Thériault, sur le fonctionnement de l’industrie de la construction.

« Après avoir lu le rapport du groupe de travail sur le fonctionnement de l’industrie de la construction rendu public le 12 septembre, je n’osais pas croire que la ministre irait de l’avant avec des recommandations qui vont à l’encontre des règles démocratiques les plus élémentaires.

« Je ne connais aucun organisme paritaire au Québec qui ne fonctionne pas selon la règle de la représentativité proportionnelle, je n’ai jamais vu d’instance démocratique où la minorité régnait sur la majorité et je ne comprends pas qu’on veuille changer un système envié partout ailleurs pour une nouvelle patente, non seulement bureaucratique, mais porteuse de discrimination. »

C’est par ces mots que le président de la FTQ, Michel Arsenault, a commenté le projet de loi. Faisant référence aux nouvelles règles de fonctionnement du conseil d’administration de la Commission de la construction du Québec (CCQ), aux modifications des modalités de ratification des conventions collectives ainsi qu’au nouveau système de placement de la main-d’œuvre, Michel Arsenault s’est dit outré du contenu du projet de loi.

« Je comprends que le gouvernement a monté en épingle la question du placement syndical, comme si ce dernier était à l’origine des problèmes actuels dans le secteur de la construction, comme si le placement était responsable de la collusion, de la corruption et j’en passe. Mais je comprends surtout qu’il s’agit là d’une diversion par laquelle le gouvernement refuse toujours de mettre en place une véritable enquête publique sur l’industrie de la construction et pourquoi pas, sur le financement des partis politiques, toutes formations confondues. »

La FTQ et les 18 syndicats affiliés à la FTQ-Construction mettront tout en œuvre pour barrer la route au projet de loi. Ils feront, dans les semaines qui viennent, campagne en ce sens auprès de leurs membres, partout au Québec et sur tous les chantiers.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de 600 000 membres.

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Source : FTQ
Renseignement : Jean Laverdière, 514-893-7809