« Le gouvernement Charest doit reculer, cet Accord met en péril ses propres pouvoirs de réglementation » – Michel Arsenault, président de la FTQ

Accord sur le commerce intérieur

Montréal, le 14 octobre 2009 – Prenant acte de la volonté affirmée du gouvernement Charest de ratifier l’Accord sur le commerce intérieur à la rencontre des premiers ministres qui se tiendra demain à Whitehorse, le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Michel Arsenault, joint sa voix à celle de l’Union des producteurs agricoles (UPA) pour dénoncer le manque de transparence entourant sa négociation ainsi que ses conséquences négatives sur les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire au Québec.

La FTQ est étonnée que le gouvernement Charest montre tant d’empressement d’aller de l’avant avec un texte qui n’a, pour l’essentiel, pas été discuté par les acteurs de cette industrie, ni même examiné par l’Assemblée nationale; une entente qui aura pour effet non seulement de mettre à mal les mécanismes de mise en marché collective et de gestion de l’offre, mais également les pouvoirs réglementaires du gouvernement du Québec, notamment en matière de composition et d’étiquetage des aliments.

« Dans son désir de prendre le leadership du Conseil de la fédération, le premier ministre semble prêt à brader les pouvoirs de l’Assemblée nationale, ainsi que plus de cinquante ans de pratiques agricoles au Québec.

« À l’heure où un consensus émerge au Québec en faveur d’une plus grande souveraineté alimentaire, le gouvernement est en train de se débarrasser de ses pouvoirs d’assumer cette souveraineté. C’est un non-sens total », a déclaré le président de la FTQ.

La FTQ, dont la centrale représente plus de 50 000 travailleurs et travailleuses dans le domaine de la production, transformation et distribution, exhorte donc le premier ministre à faire marche arrière dans ce dossier.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

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Source : FTQ
Renseignements : Jean Laverdière, 514 893-7809