« Le gouvernement canadien doit réaffirmer publiquement son opposition à la peine capitale » – Henri Massé, président de la FTQ

Le Canada doit demander la clémence pour Ronald Allen Smith

Québec, le 24 novembre 2007 – À la veille de son 28e Congrès triennal où quelque 1 500 délégués seront appelés à voter une résolution en ce sens, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dénonce publiquement le refus du gouvernement canadien de demander la clémence pour Ronald Allen Smith, citoyen canadien condamné à mort aux États-Unis.

Le Canada doit défendre tous ses citoyens à l’étranger

La même résolution, suivie d’une pétition que fera circuler la FTQ, pressera le gouvernement canadien de réaffirmer publiquement son opposition à la peine capitale et l’exhorte à défendre tous ses citoyens et citoyennes qui y sont confrontés à l’étranger, peu importe les conditions démocratiques dans lesquelles le jugement a été prononcé.

Non au meurtre comme réponse au meurtre

« Comment ce gouvernement peut-il renier une position dûment adoptée par la Chambre des communes en 1977 et confirmée à l’occasion d’un vote libre qui a même augmenté le nombre de partisans de l’abolition de la peine de mort au Parlement?

« Dans notre système judiciaire, le meurtre comme réponse au meurtre est proscrit et immoral », a indiqué le président de la FTQ.

La peine de mort est tout aussi immorale dans un pays démocratique

« Et l’argument fallacieux du ministre Stockwell Day voulant que la condamnation à mort par un jugement équitable dans un pays démocratique soit acceptable, il ne tient pas la route. À plus forte raison lorsqu’on considère le nombre d’innocents exécutés ou arpentant aujourd’hui les corridors de la mort des geôles américaines », a ajouté M. Massé.

Au moment même où les Nations-Unies font campagne en faveur d’un moratoire mondial sur la peine de mort, prélude à son abolition partout sur la planète, position que le gouvernement Bush n’appuie pas, la FTQ presse le gouvernement Harper de ne pas se faire à nouveau le faire-valoir du gouvernement américain, et ce au prix de la sécurité et de la vie de ses citoyens à l’étranger.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.

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Source : FTQ
Renseignements : Louis Cauchy, 514 235-3996