« Le financement à 100 % d'écoles privées de confession juive constitue un recul inacceptable et totalement injustifiable » – Henri Massé, président de la FTQ

Montréal, vendredi 14 janvier 2005 – « Les arguments avancés par le ministre Pierre Reid pour tenter de justifier le financement à 100 % de cinq écoles juives, et éventuellement davantage, ne tiennent pas la route. Le ministre doit immédiatement corriger cette brèche béante à la fois dans les modalités de financement de l’école privée et dans le principe de la déconfessionnalisation du système scolaire », a déclaré M. Henri Massé, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

« Comme on l’a déjà vu ce matin avec des membres de la communauté musulmane, tout le monde va se mettre en ligne pour bénéficier des largesses irréfléchies du ministre. C’est de la folie furieuse et cette situation risque de relancer un débat que nous croyions clos depuis la refonte des commissions scolaires en 1998.

« Depuis le début du siècle dernier, la FTQ a pris position pour la séparation de l’Église et de l’État, particulièrement dans le domaine de l’éducation à travers différents débats sur les manuels scolaires et autres. Nous ne reviendrons certainement pas en arrière par une décision qui semble avoir été prise sans réelle évaluation de ses impacts », a ajouté le président de la FTQ.

De plus, la FTQ rappelle que le débat public sur le financement des écoles privées n’a jamais eu lieu, tant sur le principe que sur les modalités de ce financement. « Quant à l’argument du ministre Reid voulant que le budget supplémentaire alloué aux écoles juives proviendrait du Trésor et non de l’Éducation, il ne change rien au fond de la question », a conclu M. Massé.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Cauchy
  • lcauchy@ftq.qc.ca