« Le fédéral fait toujours du surplace face à la pire crise dans la forêt au Québec » - Henri Massé, Gilles Duceppe et Clément L’Heureux

Journée d’action pour les emplois forestiers

Montréal, lundi le 22 janvier 2007 – Les fédérations du travail du Québec et des différentes provinces canadiennes se mobilisent aujourd’hui, à l’initiative du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP), pour sauver les quelque 900 000 emplois directs et indirects qui dépendent de l’industrie forestière.

Au Québec, le Bloc Québécois, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et le SCEP-FTQ en profitent pour interpeller le gouvernement fédéral sur son inaction chronique dans la crise qui afflige l’industrie forestière et les travailleurs québécois.

Déjà au début de 2005, le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, le président de la FTQ, Henri Massé et le vice-président exécutif du SCEP pour le Québec, Clément L’Heureux, avaient tour à tour tiré la sonnette d’alarme pour que des programmes et des actions vigoureuses soient mis en place par les gouvernements pour endiguer la crise appréhendée dans ce secteur.

Quelque deux ans plus tard et après que 10 000 emplois directs aient disparu dans l’industrie forestière, le gouvernement fédéral fait toujours du surplace en regardant se dérouler la pire crise subie par cette industrie au Québec.

Les propositions de solutions sont là

« Et pourtant ce ne sont pas les appels à l’aide et les propositions de solutions qui ont fait défaut. Par son inaction caractérisée dans le dossier de la forêt, le gouvernement fédéral est en train de nous fournir à nouveau la preuve de son absence de volonté politique pour régler les problèmes de façon durable et structurante dans un secteur important pour l’économie du Québec », a déclaré Gilles Duceppe.

Implanter des programmes efficaces

« Ce n’est pas d’hier que nous réclamons un programme de relance de l’implantation de la deuxième et troisième transformation, un programme de réaménagement des technologies énergivores financé par le gouvernement dans une perspective de développement durable, des programmes de prêts et des crédits d’impôt pour soutenir les entreprises vivant de la forêt », a soutenu pour sa part Henri Massé.

Un gros zéro pour le renouvellement du parc technologique ou des équipements

« Tout ce que le fédéral nous a offert depuis le début de la crise dans l’industrie forestière, c’est un gros zéro en ce qui concerne l’incitation au renouvellement du parc technologique et des équipements dans l’industrie forestière et un saupoudrage insignifiant en matière d’aide aux travailleurs âgés et/ou mis à pied, des initiatives anémiques de diversification des économies régionales et la mise à mort des programmes destinés spécifiquement aux communautés forestières.

« Et le gouvernement fédéral ne peut certainement pas invoquer l’absence de moyens pour justifier son je-m’en-foutisme face aux travailleurs et à l’industrie au Québec. Qu’il suffise de rappeler le véritable vol de milliards de dollars dans la caisse de l’assurance-emploi et les surplus budgétaires de 13 milliards dégagés en 2005-2006.

« Ce qu’on exige, ni plus ni moins, pour l’industrie forestière du Québec et ses travailleurs, c’est que le gouvernement fédéral complète le programme mis en place récemment par le gouvernement du Québec », a indiqué pour sa part Clément L’Heureux.

Une attitude carrément irresponsable du fédéral

« Nous n’en sommes plus à l’heure des constats ou des grandes analyses. Le Bloc, avec l’appui de la FTQ, a déjà proposé des pistes de solutions concrètes à la crise dans la forêt.

« Qu’on parle d’un traitement fiscal particulier pour les 4,3 milliards de droits compensateurs remboursés aux entreprises, d’une accélération de l’amortissement sur les équipements, de mesures pour stimuler l’innovation et la transformation, de programmes de diversification et de commercialisation ou encore de prêts ou de crédits d’impôt, il serait carrément irresponsable que le fédéral continue à faire la sourde oreille à ces propositions », a soutenu Gilles Duceppe.

Une abdication inexplicable et indécente

« Lorsqu’on connaît la marge de manœuvre du gouvernement fédéral, l’abdication de ce gouvernement face à la crise québécoise dans la forêt n’en devient que plus inexplicable et indécente », ont conclu MM. Duceppe, Massé et L’Heureux.

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Sources : FTQ et Bloc Québécois
Renseignements : Jean Laverdière, FTQ, 514 893-7809
Karine Sauvé, Bloc Québécois, 613 296-1596