« Le budget fédéral doit répondre à l’urgence de la situation » – Michel Arsenault, président de la FTQ

Crise manufacturière

Montréal, le 24 février 2008 – À la veille du budget fédéral, le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Michel Arsenault, a réitéré son appel au gouvernement fédéral à prendre des mesures costaudes pour faire face à la crise manufacturière. « Le Québec a perdu pas moins de 150 000 emplois dans les secteurs forestier et manufacturier, le Canada 350 000 depuis la fin de 2002, et nous ne sommes même pas encore en récession », a déclaré le président de la FTQ, Michel Arsenault.

Le fédéral a les moyens

Le leader syndical a renouvelé ses demandes pour une bonification du programme de l’assurance-emploi, ainsi que pour la création d’un programme d’aide aux travailleurs âgés. « La caisse de l’assurance emploi est toujours en surplus de 57 milliards de dollars, dont plus de trois milliards durant la dernière année fiscale, le fédéral a les moyens et l’obligation morale de l’affecter à aider les travailleurs et travailleuses frappés par la crise. »

Investir dans la formation de la main-d’oeuvre

De même, il a demandé une bonification immédiate des transferts reliés à la formation de la main-d’œuvre en vertu du programme de l’assurance-emploi. « À l’heure où des milliers de travailleurs doivent se reclasser, ces sommes constituent un investissement dans le futur de l’économie canadienne plutôt qu’une dépense », a ajouté le président de la FTQ.

Une aide ciblée aux secteurs et aux entreprises en crise

Réitérant sa déception face aux sommes dédiées par les conservateurs au Fonds d’aide aux communautés touchées par la crise, le président aimerait le voir bonifier pour venir en aide de façon ciblée aux secteurs et aux entreprises qui ont des problèmes liés, notamment, à la hausse spectaculaire du dollar canadien.

« Le gouvernement semble s’être lavé les mains des problèmes créés par la spéculation sur le dollar canadien. Il faut aider nos entreprises à s’ajuster au nouveau contexte et à encaisser le choc. Le Canada ne se résume pas à l’Alberta », a fait valoir Michel Arsenault.

Infrastructures et transport en commun : des leviers pour le développement

Le président de la FTQ a exprimé de l’intérêt pour l’idée émise par le Congrès du travail du Canada et les Manufacturiers et Exportateurs du Canada d’utiliser les investissements publics en infrastructure et en transport en commun pour améliorer les occasions d’affaires et de développement pour les entreprises canadiennes.

« Aux États-Unis, les règles du Buy America Act exigent que l’assemblage final se fasse aux États-Unis et que 60 % des composantes soient de fabrication américaine. C’est également le cas d’autres pays, mais pas au Canada où le financement par le gouvernement fédéral de projets d’infrastructures n’est pas assorti d’une politique assurant un minimum de retombées positives sur l’économie canadienne », a conclu Michel Arsenault.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.

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Source : FTQ
Renseignements : Louis Cauchy, 514 235-3996