« La transparence ne devrait souffrir aucune exception avant même le début de projets en PPP, que ce soit dans la santé ou ailleurs » – Henri Massé, président de la FTQ

Rivière-du-Loup, mercredi 23 février 2005 – Le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), M. Henri Massé, a profité de son passage au Centre hospitalier régional du Grand Portage (CHRGP) à Rivière-du-Loup, aujourd’hui, pour réitérer la demande faite par la centrale en commission parlementaire plus tôt cette année que toutes les études faisant état de comparaisons de coûts dans les projets de PPP soient rendues publiques avant même qu’on lance un projet.

Apprendre du cas de la résidence St-Charles

« Le cas récent de la relocalisation de la résidence St-Charles, à Québec, devrait inspirer le gouvernement Charest et la ministre Jérôme-Forget dans la quête de transparence si souvent martelée par le gouvernement dans le dossier des PPP.

« Il faut quand même rappeler qu’on a dû recourir à la commission d’accès à l’information pour obtenir l’étude de Mallette et associés qui révélait un écart d’au moins 14 millions de dollars (en faveur du public) par rapport à la réalisation en mode PPP », a indiqué M. Massé qui est venu rencontrer les salariés du CHRGP dans le cadre des votes imposés sur les fusions des accréditations syndicales.

Penser aux usagers d’abord

« Avec cette étude en main, nous avons fait notre travail, nous avons fait toutes les représentations nécessaires pour que le gros bon sens prévale. Aussi nous saluons le courage du conseil d’administration du centre de santé et de services sociaux de Québec-Sud (CSSS) pour son rejet de l’avenue des PPP et sa détermination à aller de l’avant le plus rapidement possible avec la relocalisation de l’établissement. Ils ont pensé aux usagers d’abord et il faut les en féliciter », a ajouté le président de la FTQ.

Les contribuables n’ont pas à assumer les coûts supplémentaires des PPP

« Nous savons très bien que la pression est forte dans la machine gouvernementale pour pousser des projets en PPP, mais il faut regarder chaque projet froidement. Ainsi la ministre Jérôme-Forget parlait récemment de 5 000 lits de soins de longue durée en PPP. Mais si on extrapole les données qu’on a recueillies dans le dossier de St-Charles, ces 5 000 lits coûteraient un demi-milliard de dollars de plus selon la formule PPP par rapport à la méthode conventionnelle.

« Les contribuables de Rivière-du-Loup, de Gaspé, de Rouyn ou d’ailleurs au Québec n’ont pas à assumer ces coûts supplémentaires totalement inutiles qui vont dans la poche des compagnies qui vendent ce rêve des PPP dans la santé », a conclu le président de la FTQ qui réclame la plus grande transparence dans les études et les contrats, qu’ils soient commandés par le public ou le privé.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Cauchy
  • lcauchy@ftq.qc.ca