La Loi sur l'équité salariale : 9 ans après son adoption, l'heure est au bilan

Montréal, 21 novembre 2005 – La Loi sur l’équité salariale a été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale en 1996. Neuf ans plus tard, alors que les travailleuses doivent, en principe, avoir reçu les sommes dues, la Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec (FTQ), constate que beaucoup reste à faire.

Les entreprises ont eu 8 ans pour mettre en place leur programme d’équité salariale et pour payer aux travailleuses leurs rajustements salariaux. Dans plusieurs entreprises, la FTQ ne peut que constater que l’équité salariale est loin d’être atteinte.

– Les travailleuses oeuvrant dans les entreprises de moins de 10 salariés ne sont pas couvertes par cette loi.

- Un jugement rendu par la Cour supérieure en janvier 2004, a obligé plusieurs grands employeurs à refaire leur devoir.

- Le gouvernement du Québec n’a toujours pas terminé ses travaux dans le secteur public.

- Les entreprises de 10 à 49 salariés, là où se retrouve une majorité de travailleuses, n’ont pas toutes complété leurs travaux d’équité salariale.

Dans un an, le gouvernement du Québec aura à décider de l’opportunité de maintenir la loi ou de la modifier, c’est pourquoi la FTQ se prépare à mener une vaste consultation auprès de ses syndicats affiliés pour vérifier dans quelle mesure les travailleuses ont obtenu l’équité salariale, soulever les bons coups et les obstacles à éliminer et, ultimement, faire ses recommandations au gouvernement. Le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy, précise : « Notre bilan sera à l’image des diverses réalités et expériences vécues dans les milieux de travail que nous représentons. Ce faisant, cette enquête nous permettra de valider ou d’infirmer les résultats que la Commission de l’équité salariale nous présentera d’ici quelques mois. »

La vice-présidente représentant les femmes à la FTQ, Mme Louise Mercier, mentionne : « La Loi sur l’équité salariale a été revendiquée haut et fort par les femmes et les syndicats au Québec et son objectif premier est d’éliminer, à l’intérieur de chaque entreprise, la discrimination salariale fondée sur le sexe pour les personnes occupant des catégories d’emplois à prédominance féminine. De plus, un autre défi se présente : celui de maintenir l’équité salariale une fois qu’elle est atteinte dans une entreprise. »

La FTQ, la plus importante centrale syndicale québécoise avec plus d’un demi-million de membres, est aussi la centrale qui représente le plus grand nombre de travailleuses syndiquées.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Jean Laverdière
  • jlaverdiere@ftq.qc.ca