La FTQ très inquiète

Nouveau rôle d’évaluation à la Ville de Montréal

Montréal, le 13 septembre 2006 – La FTQ exprime sa vive inquiétude face au nouveau rôle d’évaluation rendu public ce matin par la Ville de Montréal. La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) est particulièrement préoccupée par les fortes hausses (plus de 60 %) annoncées pour certains quartiers défavorisés de la ville, comme le Sud-Ouest, Villeray, St-Michel et Parc-Extension.

En plus de freiner l’accès à la propriété, les résidences devenant hors de prix, cette augmentation pénalise les propriétaires actuels qui verront tôt ou tard leur compte de taxes grimper de façon spectaculaire. « C’est bien beau avoir une maison dont la valeur marchande est en hausse, mais encore faut-il avoir les moyens de l’habiter », de mentionner le président de la FTQ, M. Henri Massé. De fait, la FTQ craint pour les propriétaires à faibles revenus ou encore les retraités qui ne pourront absorber cette augmentation.

De plus, il ne fait pas de doute pour la centrale que ces hausses auront un impact direct sur l’augmentation des loyers et que ce sont les locataires qui hériteront de la facture, ce qui est inacceptable.

Pour le président du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain, Michel Ducharme, cette annonce va carrément à l’encontre des principes inclus dans la Charte des droits et responsabilités de la Ville de Montréal. « La Ville de Montréal s’engage, dans sa propre Charte, à combattre la pauvreté et à considérer, dans la mise en œuvre des mesures au logement, les besoins des populations vulnérables, notamment celles des personnes et des familles à faibles revenus et à revenus modestes. Comment la Ville va-t-elle faire, dans le contexte de cette annonce, pour soutenir le demi-million de personnes qui vivent dans la pauvreté à Montréal ?», s’indigne Michel Ducharme.

« La FTQ demande au gouvernement de mettre en place des mesures d’aide pour les propriétaires et locataires et d’examiner d’autres sources de revenus pour les municipalités qui ne peuvent plus s’appuyer uniquement sur les rôles d’évaluation foncière pour leur financement. C’est une question d’accessibilité à la propriété », de conclure Henri Massé.

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Source : FTQ

Renseignements : Jean Laverdière (FTQ), 514 893-7809