La FTQ satisfaite du rapport de la CEIC

Daniel Boyer, président de la FTQ

Photo: Clément Allard

Montréal, le 24 novembre 2015. – « Nous saluons les commissaires et l’ensemble du personnel de la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction (CEIC) pour leur travail long et difficile. De façon générale, nous croyons que les recommandations de la CEIC feront progresser le Québec sur la voie de la probité et contribueront à le mettre à l’abri de la corruption. Cet exercice aura permis d’améliorer notre vie collective à plusieurs niveaux; il a amené une prise de conscience et remis en question des comportements et des façons de faire qui ne contribuaient pas à l’épanouissement du Québec », déclare le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Daniel Boyer.

Après un survol rapide du rapport déposé aujourd’hui par la CEIC, la FTQ constate que la CEIC a conclu dans le sens de ce qu’elle a toujours maintenu, c’est-à-dire que ni la FTQ ni le Fonds de solidarité n’ont fait partie d’un système actif de corruption à grande échelle, bien que certains individus aient tenté d’influencer ces institutions à leur profit.

Tolérance zéro pour le crime organisé

« Ce rapport identifie certains officiers syndicaux et leurs liens personnels avec le crime organisé à l’époque; c’est donc une occasion qui nous est donnée de rappeler à tous nos syndicats affiliés qu’il est inacceptable de tolérer dans leurs rangs des officiers syndicaux qui entretiendraient sciemment des liens avec le crime organisé. Ça doit être tolérance zéro à la FTQ et pour tous les syndicats », déclare Daniel Boyer.

La FTQ n’a pas attendu le dépôt de ce rapport avant d’agir. Dès que des doutes ont été soulevés sur l’intégrité de certains dirigeants syndicaux, la FTQ s’est mise à la tâche pour améliorer ses standards éthiques. En 2011, un code d’éthique a été adopté à la FTQ.

Dès 2009, le processus décisionnel des investissements effectués par le Fonds de solidarité dans le secteur immobilier a été revu et amélioré. Depuis 2014, le président de la FTQ ne préside plus le Fonds de solidarité et les représentants syndicaux ne président plus de comités d’investissement. La nomination de M. Robert Parizeau à la présidence du Fonds en mai 2014 a été largement saluée. L’ensemble des changements apportés à la gouvernance du Fonds a d’ailleurs été souligné dans le rapport de la CEIC.

« Nous nous réjouissons des orientations que nous avons prises dès 2009, c’était ce qui devait être fait et le rapport de la CEIC vient le confirmer. Nous avons tourné cette page, mais nous demeurerons toujours vigilants », conclut le président de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Renseignements : Atïm León, 514 891-2846