La FTQ réclame un « virage majeur » de la Commission de l'équité salariale

Montréal, le 2 octobre 2002 – « La Commission de l’équité salariale doit effectuer un virage majeur pour faire vraiment respecter la loi dans les petites entreprises qui emploient de 10 à 49 personnes salariées », réclame le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy.

Accompagné de deux vice-présidentes de la FTQ, mesdames Suzanne Amiot et Johanne Vaillancourt, M. Roy a présenté aujourd’hui le mémoire de la centrale lors de la consultation publique à ce sujet tenue par la Commission à Montréal. Pour la FTQ, le bilan de l’état d’avancement des travaux d’équité salariale dans les petites entreprises est plutôt décevant à ce jour : règle générale, c’est moins du tiers d’entre elles qui disent avoir terminé ces travaux.

« Nous sommes inquiets, dit M. Roy. Sans oublier les faiblesses de la loi elle-même, nous estimons que l’une des failles majeures est l’application de cette loi dans les petits milieux de travail. Pour jouer véritablement son rôle, la Commission doit changer d’attitude et prendre les devants auprès des employeurs et des travailleuses. Le ministre responsable de l’application de la loi, M. Jean Rochon, ainsi que la Commission, présidée par Mme Rosette Côté, doivent faire des rappels réguliers auprès des employeurs concernant leurs obligations légales. La Commission doit se doter d’un plan d’action national avec une obligation de résultats dans les lieux de travail. »

La participation des salariées

« La Commission doit encourager la participation des travailleuses et des syndicats à la réalisation de l’équité salariale, insiste Mme Suzanne Amiot, vice-présidente de la FTQ. C’est justement dans les milieux de travail où les salariées et les syndicats ont été impliqués dans la démarche que les résultats sont les plus positifs. Cette participation contribue grandement à améliorer la situation et elle devrait recevoir un soutien adéquat. »

« Ce sur quoi nous insistons, c’est sur la nécessité d’un changement de culture à la Commission de l’équité salariale afin qu’elle exerce pleinement son leadership à même ses fonctions et pouvoirs déjà existants, dit Mme Johanne Vaillancourt, également vice-présidente de la FTQ. Nous avons besoin d’une Commission qui prend des initiatives, qui est à l’affût des besoins, présente, ouverte, à l’écoute et agissante. Sans cela, l’application de la loi demeurera un vœu pieux. »

« La Commission a déjà en main les clés pour intervenir, conclut le secrétaire général René Roy. Bien sûr, elle a besoin de ressources et d’appui pour y arriver et le gouvernement doit y voir rapidement. On doit pouvoir sentir la ferme volonté gouvernementale de régler ce dossier. La FTQ lui offre son entière collaboration. »

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres dont plus du tiers sont des femmes.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Carole Gingras
  • cgingras@ftq.qc.ca