La FTQ réclame de Québec une loi sur la concentration de la presse

Montréal, 15 février 2001 - Le président de la FTQ, M. Henri Massé, se dit fort inquiet de la concentration croissante des entreprises de presse au Québec et il demande au gouvernement québécois de légiférer afin d’encadrer ce processus qui peut menacer la liberté de l’information et la diversité des opinions dans une société démocratique.

M. Massé réclame une législation qui forcerait les entreprises de la presse écrite à justifier leurs transactions devant un organisme approprié, comme cela existe pour la radiotélédiffusion avec le CRTC au niveau fédéral. Cette loi pourrait aussi limiter la propriété croisée des médias, comme cela existe aux États-Unis.

Une telle loi pourrait aussi prévoir une aide aux médias indépendants qui ne font pas partie de grandes chaînes. C’est le cas en particulier du seul quotidien indépendant au Québec, Le Devoir, dont le Fonds de solidarité de la FTQ est d’ailleurs un des actionnaires, a souligné M. Massé.

La FTQ représente quelques milliers de salariés dans toutes les grandes entreprises de presse, tant écrite qu’audiovisuelle, par l’entremise de plusieurs syndicats dont le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Syndicat des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) et le Syndicat des communications graphiques (SCG). La FTQ représente notamment les journalistes du réseau TVA, du Journal de Québec, de La Tribune de Sherbrooke, de CKAC Radiomédia et de plusieurs autres stations de radio et de télévision.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente près d’un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://www.ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Fournier
  • lfournier@ftq.qc.ca