« La FTQ lève son chapeau aux lauréates et salue leur détermination! » – Monique Côté, vice-présidente FTQ

Chapeau les filles et Excelle Science

Montréal, le 2 mai 2011 – C’est avec plaisir et conviction que la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) contribue, pour une 13e année consécutive, au concours Chapeau les filles!, une initiative originale qui valorise la diversification des choix de carrières des femmes qui choisissent une profession ou un métier majoritairement masculin.

La FTQ est heureuse d’offrir trois prix Équité de 2 000 $ chacun pour les volets formation technique, professionnelle et universitaire. Ces prix sont une contribution concrète de la FTQ pour encourager les travailleuses qui ont décidé de s’orienter ou de se réorienter hors des sentiers battus.

La contribution de la FTQ à Chapeau, les filles! comprend également une commandite de 5 000 $ pour contribuer à la promotion du concours et encourager la participation des jeunes filles et des femmes dans toutes les régions du Québec.

La FTQ salue les lauréates

La FTQ félicite toutes les lauréates pour leur détermination à poursuivre leur travail de pionnières et les encourage à poursuivre leurs rêves dans les « châteaux forts masculins ». Pour la vice-présidente de la FTQ, Monique Côté : « La détermination de ces femmes à poursuivre leurs rêves au-delà des stéréotypes et malgré les nombreux défis à relever est un modèle pour toute la société. En sortant des sentiers battus, c’est la cause de toutes les femmes qu’elles font avancer. »

Des efforts à poursuivre

Pour la FTQ, ce concours est encore bien nécessaire malgré l’augmentation du nombre de femmes dans des programmes d’études menant à l’exercice d’un métier majoritairement masculin.

« Les chiffres sont éloquents. La proportion de femmes dans l’ensemble des catégories professionnelles traditionnellement féminines (services, vente, soins, travail de bureau) continue de dépasser les 80 % alors que les hommes se répartissent dans un éventail d’emplois beaucoup plus large. Les femmes sont donc encore très fortement confinées dans des emplois fréquemment caractérisés par des conditions de travail difficiles, de la précarité, des salaires inférieurs, la non-syndicalisation, le travail à la pige, etc. », indique le secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer.

Celui-ci souligne que les filières « non traditionnelles » représentent un excellent moyen de favoriser l’égalité en emploi. Il rappelle également que, encore aujourd’hui, seulement 11 % de femmes sont inscrites en formation professionnelle et un peu moins de 20 % en formation technique.

Pour la vice-présidente Monique Côté : « Pour arriver un jour à instaurer la pleine égalité économique entre les femmes et les hommes, on doit travailler simultanément sur plusieurs plans. L’un d’eux est la diversification des choix de carrières des femmes. En effet, la réussite scolaire des femmes n’a malheureusement pas toujours son écho sur le marché du travail et ce, malgré leur haut taux de diplomation. Les filières “non traditionnelles” continuent de représenter un excellent moyen de favoriser l’équité en matière d’emploi. »

Plus du tiers des membres de la FTQ sont des femmes

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 membres, dont plus de 35 % sont des femmes, ce qui en fait la centrale qui représente le plus grand nombre de travailleuses syndiquées au Québec. Celles-ci se retrouvent dans tous les milieux de travail, dans les secteurs public, parapublic et privé. Un nombre grandissant d’entre elles occupent des emplois majoritairement masculins dans les usines, l’aérospatiale, la construction, la métallurgie, les municipalités (cols bleus) ou le transport.

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Source : FTQ
Renseignements : Isabelle Gareau, 514 383-8028