La FTQ lance son Guide d'action pour l'emploi, un outil unique en son genre dans le mouvement syndical

Montréal, le 20 octobre 2002 – « C’est par la prévention et la solidarité que nous pourrons maintenir et créer des emplois de qualité au Québec », a déclaré aujourd’hui le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy, lors du lancement par la centrale de son Guide d’action pour l’emploi – Prévenir, intervenir, agir. « Cet important document, qui témoigne de l’expertise accumulée par nos syndicats, par la FTQ et par son Fonds de solidarité, est un outil de prévention des pertes d’emploi unique en son genre dans le mouvement syndical », a précisé M. Roy.

Le secrétaire général de la FTQ était accompagné lors du lancement de plusieurs militants syndicaux qui ont livré des témoignages éloquents sur l’utilité de ce guide et sur les batailles qu’ils ont menées et mènent encore actuellement pour le maintien et le développement de l’emploi, notamment dans des entreprises comme Industrie ADF à Lachine (l’ex-Dominion Bridge), Emballages Consumers à Pointe Saint-Charles, Sucre Lantic et Catelli dans l’Est de Montréal. Plus de 1 500 emplois ont été sauvés, maintenus et créés dans ces quatre entreprises.

Une action avant tout préventive
« Notre action syndicale doit d’abord être préventive, parce que c’est avant que les problèmes surgissent dans l’entreprise que nous pouvons infléchir le cours des choses, explique M. Roy. Comme dit le vieux proverbe, prévenir c’est guérir! Nous devons donc apprendre à bien connaître l’entreprise pour laquelle nous travaillons, bien comprendre les réalités de notre secteur d’activité, savoir déchiffrer toutes les informations économiques et financières, et détecter les signes de difficultés. Le Guide d’action que nous lançons aujourd’hui aidera nos syndicats à faire cet examen, que nous souhaitons annuel. Ce sera un outil de référence indispensable. »

Des alliances locales et régionales
« Parce que les luttes syndicales ne se gagnent pas toutes seules, ajoute M. Roy, nous devons aussi nouer des alliances avec les organismes et les gens de la communauté locale et régionale. Nous avons mené nos batailles pour l’emploi et nous en menons encore avec divers groupes sociaux et communautaires, avec des chambres de commerce, des maires, des conseillers municipaux, des députés. Les Conseils régionaux de la FTQ ont un rôle-clé à jouer dans la formation de ces alliances. »

Le service Urgence-Emploi
Pour sa part, M. Michel Thibault, secrétaire général du Conseil régional FTQ du Montréal métropolitain, a profité de l’occasion pour souligner le travail de pionnier du service Urgence-Emploi, mis sur pied par le Conseil régional : « Ce groupe spécial d’intervention sur l’emploi a abattu une tâche considérable. Il a aidé plusieurs de nos syndicats locaux à passer à travers de graves difficultés reliées à la survie et à la relance de plusieurs entreprises ici dans la région de Montréal. » L’expertise d’Urgence-Emploi a servi à enrichir le Guide d’action lancé aujourd’hui.

M. Pierre Arseneau, président du syndicat local des métallos chez Industrie ADF à Lachine (l’ex-Dominion Bridge), a livré le témoignage suivant : « Avec l’arrivée d’un nouvel employeur en 1996, nous avons commencé à voir des signes de difficultés dans notre entreprise. En collaboration avec le service Urgence-Emploi, nous avons vite mis sur pied un comité de survie en alliance avec la communauté locale et le Fonds de solidarité de la FTQ. Notre lutte a permis de relancer l’usine et de sauver tous les emplois, une victoire importante pour le Sud-Ouest de Montréal. »

Une réponse politique
M. Roy conclut : « La réponse des syndicats au problème de l’emploi est également politique. Nous devons continuer de revendiquer des politiques gouvernementales cohérentes telles une politique de plein emploi, une politique industrielle et des législations sur les droits à l’information et à consultation, notamment dans les cas de fermetures et de licenciements collectifs.

« Nous allons aussi maintenir et accentuer notre politique de présence active dans divers lieux où nous pouvons faire la différence pour le maintien et la création d’emplois : à la Commission des partenaires du marché du travail d’Emploi-Québec, dans les conseils régionaux de développement, dans les corporations de développement économique communautaire, dans les centres locaux de développement et aussi dans les fonds régionaux et les fonds locaux mis sur pied par notre Fonds de solidarité. »

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

Renseignements

  • Louis Cauchy, FTQ
  • lcauchy@ftq.qc.ca