La FTQ dénonce les offres de Postes Canada qui prévoient des conditions de travail et des salaires différents pour les nouveaux salariés

Montréal, le 7 juin 2011 – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ne peut que dénoncer l’attitude de Postes Canada qui tente de créer deux catégories de salariés. « On ne doit ni accepter ni tolérer que les travailleurs et les travailleuses d’un même employeur aient deux statuts, l’un réservé aux plus vieux, et l’autre aux plus jeunes avec, dans ce dernier cas, des conditions de travail et des droits inférieurs. Or, c’est ce que Postes Canada est en train de faire à ses salariés, en leur offrant un régime de retraite à deux vitesses et en proposant aux nouveaux embauchés des conditions de travail désavantageuses. À la FTQ, on n’appuiera jamais une telle pratique. »

C’est dans ces termes que le président de la FTQ, Michel Arsenault, a commenté une partie des dernières offres de Postes Canada.

Nicolas Lemieux, le dirigeant du comité des jeunes de la FTQ, a rappelé que si l’employeur avait gain de cause, les nouveaux embauchés recevraient 18 % de moins que les employés actuels, soit 19 $ l’heure contre 23,11 $. Le nombre de semaines de vacances auxquelles ils auraient droit serait moindre, et les critères d’admissibilité à la retraite, durcis.

« La FTQ et son comité des jeunes interpellent le gouvernement Harper pour que le fédéral amende le Code canadien du travail, comme le Québec l’a fait dans sa Loi sur les normes du travail, a-t-il ajouté. Aucune différenciation à l’endroit des travailleurs et des travailleuses les plus jeunes n’est justifiable. Le Code doit obliger les employeurs à garantir à tous les mêmes conditions, pour ceux et celles qui exécutent le même travail. Aucun employeur ne saurait être investi du pouvoir d’accorder un traitement inférieur à quelque groupe que ce soit, en raison de l’âge, du sexe ou du statut d’emploi (occasionnel, temporaire). »

On sait aussi que les salariés qui relèvent de la compétence fédérale sont assujettis à un Code du travail qui offre des droits inférieurs à ceux présents dans les législations québécoises. « La FTQ, a dit le président de la FTQ, souhaite que le gouvernement fédéral s’inspire rapidement des législations québécoises pour en finir avec une discrimination honteuse et insoutenable. Là-dessus, nous le talonnerons aussi longtemps qu’il le faudra. »

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de 600 000 membres.

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Source : FTQ
Renseignements : Jean Laverdière, 514 893-7809