La FTQ dénonce l’adoption sous le bâillon du projet de loi no 106 concernant la mise en œuvre de la politique énergétique

Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ

Photo: Clément Allard

Montréal, le 9 décembre 2016. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ne peut que dénoncer l’adoption sous le bâillon du projet de loi no 106, Loi concernant la mise en œuvre de la Politique énergétique 2030 et modifiant diverses dispositions législatives. « Les libéraux du Québec s’entêtent et refusent une fois de plus d’écouter la population. Le gouvernement aurait dû scinder ce projet de loi en deux. L’exploitation des hydrocarbures est profondément incompatible avec l’atteinte des cibles gouvernementales en matière de réduction d’émissions de GES. C’est comme parler des deux côtés de la bouche en même temps », de déclarer le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

« Le gouvernement doit rétablir le dialogue avec la société civile, les organisations syndicales et refaire ses devoirs. Il faut aussi penser à une transition juste pour les travailleurs et travailleuses dont les emplois risquent d’être affectés. Québec doit mettre en place une véritable stratégie pour l’emploi qui tient compte des réalités régionales et sectorielles », d’ajouter Serge Cadieux.

Du côté fédéral, nous sommes toujours en attente d’une véritable réflexion quant aux impacts de la lutte contre les changements climatiques sur l’emploi et le travail. « Là encore, on ne prévoit aucune mesure pour s’assurer que la transition soit juste pour les travailleurs et travailleuses ainsi que pour les communautés, cela est inquiétant. À ce sujet, nous pensons que le régime d’assurance-emploi pourrait constituer une des pièces maîtresses de la transition. Le régime doit être adapté et bonifié afin de mieux répondre aux besoins des travailleurs et des travailleuses », a conclu Serge Cadieux.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.