La FTQ demande à Québec d’enquêter sur les fuites policières

Montréal, le 10 septembre 2013. – En réaction à la campagne de dénigrement dont il fait l’objet, le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et président du conseil d’administration du Fonds de solidarité FTQ, Michel Arsenault, a demandé, ce matin, au ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, d’enquêter sur les importantes fuites d’information émanant de la surveillance électronique effectuée par la Sûreté du Québec dans le cadre du projet Diligence.

M. Arsenault dénonce dans sa demande le caractère criminel des agissements de ceux qui divulguent le contenu de la surveillance électronique : « Qu’il s’agisse de la surveillance d’une personne publique ou non, les citoyens sont en droit de s’attendre à ce que cette intrusion exceptionnelle dans leur vie privée soit utilisée à bon escient et en stricte conformité avec les exigences de la loi. Vous n’êtes pas sans savoir que la divulgation et l’utilisation non autorisées de la surveillance électronique sont une infraction criminelle punissable d’emprisonnement ».

Le président de la FTQ rappelle également qu’à deux reprises, deux procureurs différents en sont venus à la conclusion, à la suite de l’écoute électronique, qu’il n’y avait pas matière à accusation.

M. Arsenault ne fera aucun autre commentaire sur le sujet en attendant la décision du ministre Bergeron.

Consulter la lettre adressée au ministre de la Sécurité publique.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.